Crédit : Impact de Montréal

Montréal-Columbus : Trois constats sur l’Impact

Bien que Columbus se présentait ici sans victoire, l’adversaire du jour était encore et toujours une des équipes les plus dures à affronter de la conférence de l’Est. De plus, après les difficiles déplacements à Dallas et Seattle, l’Impact n’inspirait guère confiance. Heureusement pour le Bleu-Blanc-Noir, le travail acharné, notamment à l’entraînement, a porté fruit. Voici mes trois constats à la suite de ce match.

1) Mauro Biello a gagné le match
L’entraîneur-chef de l’Impact ne s’est pas laissé impressionner par un Crew très bien organisé défensivement comme offensivement. L’Impact peinait à trouver la faille, mais Biello y est allé de changements qui, s’ils ont surpris, ont été payants. Enlever Camara à la 72e minute, l’homme du match jusque là, pour faire entrer les jambes fraîches d’Ambroise Oyongo a permis de contrer la rapidité de Mbawati, entré sensiblement au même moment. Aussi, l’entrée de Mallace à la place de Shipp, alors que tous attendaient Bernier, a permis de pousser Bekker plus haut sur le terrain. L’Ontarien était encore bien en jambes et a su combiner avec Oyongo pour faire 2-0 et plier le match.

2) Camara monte en puissance
Hassoun Camara continue sa progression. Le latéral français a multiplié les bons coups, notamment plusieurs contrôles de haute qualité, et a son jeu tout en aisance a facilité la tâche de l’Impact sur le flanc droit. Encore peu percutant dans le dernier tiers, mais avec les Higuain, Kamara et Meram derrière lui, il ne fallait pas non plus trop se compromettre.

3) Ciman remporte la bataille des 23
Mauro Biello avait confié la tâche de surveiller de près l’imposant Kei Kamara à l’autre no 23, Laurent Ciman. Le duel nous a donné de beaux moments, Ciman contrant Kamara répétitivement, et Kamara lui remettant la monnaie de sa pièce à plusieurs occasions. Un duel de haut niveau, remporté ultimement par le Belge. À noter que Biello semblait aussi avoir désigné Camara au marquage de son homonyme sur les balles arrêtées.

En conclusion, ce match porte la marque Biello. Rotation surprenante, mais payante, de l’effectif et très bonne préparation en fonction de l’adversaire. Le personnel technique avait fait ses devoirs. Ça mérite une note de A. On s’envole vers Chicago pour affronter un Fire plutôt intrigant. Méfiance.

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