Montréal-Toronto : Trois constats sur l’Impact

Soyons clairs. Une défaite contre Toronto est toujours une tragédie. Une rivalité, un « derby », même si ce n’en est pas un, est le genre de match où il faut se surpasser, où l’émotion doit être présente et transporter les joueurs sur le terrain. Malheureusement, on était loin de ça samedi dernier au stade Saputo. Voici mes trois constats sur le match.

1) Les losanges de Biello ont disparu
Durant la préparation, Mauro Biello nous avait parlé de l’importance des « losanges » autour du joueur qui a le ballon, afin de lui donner le plus d’options de passe possible. Certains encensent le dispositif et la rigueur en défense des Torontois, mais il faut reconnaître que l’Impact leur a aussi facilité la vie. Trop souvent le joueur qui avait le ballon était laissé à lui-même, les appels étaient inexistants, le mouvement absent. Résultat : beaucoup de longues balles inutiles et presque aucune construction. Mais où étaient les losanges de Biello?

2) Drogba n’aurait pas dû commencer le match
On le sait, Didier Drogba est un joueur hors norme dont la simple présence influe toujours sur le cours du match. Sauf samedi. Amorphe, l’Ivoirien semblait peiner lors des duels physiques, effectuait peu de courses, n’avait pas l’énergie qui le caractérise habituellement. Les effets de sa préparation perturbée? Possible. En tout cas, il faudra encore attendre un peu avant de revoir le vrai Drogba. À mon avis, il n’aurait pas du être titularisé.

3) Shipp a perdu le cap
Alors que son arrivée dans le groupe laissait présager de forts beaux moments, force est de constater que depuis qu’il s’entraîne à l’ombre des conteneurs du Port de Montréal, Harry Shipp n’est plus l’ombre de lui-même. Un autre cas d’adaptation difficile? Chose certaine, l’Américain navigue en eaux troubles depuis quelques semaines et encore une fois samedi, il semblait s’être égaré dans la brume, ayant plutôt l’air d’un joyeux naufragé que de la menace constante que l’on a pu voir lors des matchs préparatoires. Le match en milieu de semaine pourrait être l’occasion de le mettre en cale sèche pour le faire souffler. Ouf. Trêve de jeux de mots nautiques douteux.

Dans l’ensemble, l’Impact a manqué d’énergie, de rythme et surtout d’émotion. Suffit de voir la prestation de Tissot (solide pour un gars qui n’avait pas joué depuis octobre), appelé en renfort après la blessure de Camara, et l’énergie apportée par Bernier dans le dernier droit pour constater qu’un tel match ne signifie pas la même chose pour tous. Motivation déficiente?

Arrêt mercredi au Yankee Stadium contre NYCFC, l’occasion de faire tourner l’effectif, et retour à la maison samedi pour recevoir les surprenants Rapids du Colorado. Il faudra faire mieux.

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