Crédit: Association canadienne de soccer

Le grand pas en avant du futsal canadien

Pour quiconque suit le football local, il fallait être enfermé dans une grotte pour ne pas savoir que l’équipe nationale canadienne disputait il y a quelques jours le championnat de futsal de la CONCACAF, donnant accès à la Coupe du Monde.

Les rouges se sont d’abord défaits des États-Unis dans une série éliminatoire de deux matchs (4-4, 5-3) pour être versés dans le groupe de l’hôte costaricain, de Curaçao et de Cuba. Après une courte défaite face au Costa Rica (3-2), le Canada l’a emporté 7-4 contre Curaçao. Malheureusement, les rouges sont tombés 7-4 aux mains des Cubains alors qu’un match nul était synonyme de passage au prochain tour et de qualification pour la Coupe du Monde.

Nous nous sommes entretenus avec Kyt Selaidopoulos, entraîneur-chef de l’équipe nationale de futsal.

CS : Pouvez-vous nous parler de la sélection et de la préparation de l’équipe nationale? Êtes-vous satisfait de la façon dont le processus s’est déroulé?
Kyt Selaidopoulos : Nous avons commencé le 18 mars avec une sélection de 30 joueurs. Dès le premier jour, nous avons imposé des normes élevées d’excellence, pour que les joueurs comprennent bien l’importance du programme pour le Canada. À la lumière de ce premier week-end, j’ai été très satisfait de la réaction des joueurs et des dirigeants de partout au pays.

CS : Le tournoi a-t-il été plus dur que vous ne l’anticipiez?
KS : Le tournoi a été dur mentalement et physiquement. Nous avons dépensé beaucoup d’énergie contre les États-Unis et le match contre le Costa Rica a été très dur. Nous avons joué trois gros matchs en quatre soirs, et ça nous a rattrapés contre Cuba.

CS : Quelle a été la plus grande leçon apprise durant ce tournoi?
KS : Il faut que nos joueurs puissent jouer de gros matchs chaque week-end. Nos joueurs ne jouent pas suffisamment de matchs de haut niveau. Dans un avenir rapproché, il nous faudra changer ça pour mieux performer en 2020.

CS : Selon vous, que réserve l’avenir à l’équipe nationale et au futsal au Canada?
KS : Le futur s’annonce prometteur de bien des façons. Au cours des douze derniers jours, nous avons pu voir que le futsal était bien vivant au Canada. Les gens en parlent. C’était un de nos objectifs. Maintenant, nous devons faire en sorte que ça continue et il faut commencer à développer le sport à partir du programme actuel – des ligues, des séminaires pour les entraîneurs, etc. Avec l’aide des provinces et des territoires, le Canada deviendra une puissance mondiale.

Sans aucun doute, les résultats encourageants obtenus par les hommes de Kyt Selaidopoulos auront permis d’allumer la flamme du futsal d’un océan à l’autre. Il faut espérer que l’élan acquis permettra de réaliser des choses concrètes rapidement, dans l’ensemble du pays, pour soutenir le programme et développer le sport à tous les niveaux.