Montréal-Los Angeles : Trois constats sur l’Impact

L’adversaire avait beau s’appeler le Galaxy, mais ce sont plutôt les supporters montréalais qui sont repartis avec la tête dans les étoiles. Un autre tour de magie dans les arrêts de jeu pour les hommes de Mauro Biello qui pouvaient enfin fêter une victoire, la première depuis belle lurette. Voici mes trois constats sur ce match.

1) L’Impact a eu de la chance
Constat facile quand on voit le cadeau offert par Brian Rowe à Didier Drogba sur la dernière action du match. Cependant, Mauro Biello a eu droit lui aussi à un cadeau quelques minutes auparavant : la sortie de Sebastian Lletget, qui faisait la pluie et le beau temps sur le flanc droit des Angelinos. N’eût été ce rare manque de lucidité de Bruce Arena et de la grosse bourde de son gardien, le match aurait pu se terminer à l’avantage des visiteurs. D’autant plus que Biello semble prendre la mauvaise habitude des remplacements stériles ou trop tardifs. Shipp sur l’aile gauche (?) et Salazar monté trois minutes (?) avant la fin pour relever un Ontivero qui avait disparu depuis longtemps, c’est mince.

2) Les latéraux ont souffert
On connaît la qualité du jeu de Los Angeles. Avec des joueurs de la trempe des Cole, Gerrard et De Jong, le Galaxy fait tourner le ballon vite et bien. La mission semblait claire pour les hommes en blanc : s’attaquer à Tissot et Fisher. Le premier nommé est celui qui a le plus été la cible des attaques répétées des visiteurs. Le pauvre Maxim, souvent laissé à lui-même en raison des replis approximatifs d’Oduro, a été malmené pendant tout le match par un Lletget en verve… jusqu’à la sortie inattendue de ce dernier. Heureusement, tout lui paraîtra sûrement plus facile mercredi à Toronto.

3) Patrice Bernier doit jouer
Les entraîneurs se succèdent, mais le sort réservé à Patrice Bernier est souvent (toujours?) le même : il attend patiemment son tour sur le banc. Et presque chaque fois qu’il en a l’occasion, le capitaine donne une performance exemplaire. Ce fut encore le cas samedi. Appelé à remplacer un Donadel mis à mal après un contact, Bernier a joué un fort match, devenant un véritable régulateur en milieu de terrain. Solide en récupération et en distribution, Bernier se démarque aussi par sa façon de diriger ses coéquipiers sur le terrain. Ainsi, si Bekker avait connu un début de match plutôt mou, il s’est ressaisi après la montée au jeu de Bernier, qui ne s’est pas gêné pour lui donner ses consignes tout au long du match. Pas une coïncidence. Un joueur qui joue bien, est efficace et rend ses coéquipiers meilleurs sur le terrain, ça ne court pas les rues. C’est à se demander ce qu’il fait (encore) sur le banc…

Vous aurez remarqué que je n’ai pas parlé de Bush dans mes trois constats. C’est parce que je n’aime pas me répéter. Un système de méritocratie serait le bienvenu chez les gardiens, à mon avis.

Le moment de l’année où on range la MLS au placard est arrivé : direction Toronto mercredi pour la première étape du tour du Canada. Les Torontois, déforcés par les blessures de Giovinco (incertain) et Altidore et la sélection de Bradley par les États-Unis, restent encore et toujours une énigme pour les Montréalais en visite au BMO Field. Cela va-t-il enfin changer? Verra-t-on les premières minutes du prodige Ballou chez les « grands »? On sera vite fixés.

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