Aperçu des huitièmes de finale de l’Euro 2016

La phase de groupe est terminée, on passe désormais aux choses sérieuses. Voici un aperçu de ce qui attend les deux premiers de chaque groupe et les quatre meilleurs troisièmes lors de la prochaine ronde de l’Euro.

Suisse-Pologne
La Nati n’a jusqu’ici impressionné personne. C’est peut-être à son avantage, car elle compte un potentiel offensif qui pourrait faire la différence si on la sous-estime. Qui plus est, la Suisse n’a encaissé qu’un seul but en phase de groupe. Du côté polonais, c’est un peu le même portrait. Aucun but accordé en phase de groupe, mais l’aspect offensif qui laisse un peu sur la faim. Match serré à prévoir.

Pays de Galles-Irlande du Nord
Le Pays de Galles était clairement bien préparé pour relever le défi du groupe B. C’est le côté offensif des Gallois qui ressort en particulier, avec six buts marqués au premier tour. En ont-ils trop fait? L’Irlande du Nord n’a pas démérité en phase de groupe, se payant même une belle victoire de 2-0 contre l’Ukraine. Organisation défensive et discipline (notamment pour éviter de laisser Gareth Bale profiter de coups francs bien placés) seront la clé pour passer au tour suivant.

Croatie-Portugal

Match très attendu pas bien des observateurs. La Croatie en a séduit plus d’un avec son football divertissant et acharné. Invaincus, les Croates se sont même payé l’Espagne lors de leur troisième match. Était-ce leur seul coup d’éclat du tournoi? Du côté portugais, on nage en plein doute. Trois matchs nuls consécutifs et troisième rang d’un groupe en apparence facile, mauvaise humeur chronique de Cristiano Ronaldo, rien ne va chez les finalistes malchanceux de 2004. Point positif, on s’est remis à marquer, avec trois buts contre la Hongrie. Malheureusement, on s’est mis à encaisser aussi…

France-Irlande
La France a connu un bon premier tour avec deux victoires et une nulle. Cependant, si on regarde un peu plus loin que les scores, on voit que ça n’a pas été facile du tout pour l’équipe hôte. Manque de fluidité, buts marqués tard dans le match. Les Bleus sauront-ils composer avec la pression d’un match à élimination directe? Du côté irlandais, le doute qui s’était installé après le cuisant revers contre la Belgique a laissé place à une impressionnante résurrection avec une victoire à l’arraché contre l’Italie. C’est donc en pleine confiance que les Irlandais sauteront sur le terrain à Lille. Sachant que la France a eu de la difficulté avec les équipes bien organisées en défense, les hommes de Martin O’Neill peuvent y croire.

Allemagne-Slovaquie
La Mannschaft a fait son petit bonhomme de chemin sans surprise, mais aussi sans éclats. L’absence probable de Jerome Boateng pourrait soit être un frein pour les Allemands, soit l’occasion pour un réserviste de briller. Quoi qu’il en soit, les champions du monde demeurent parmi les favoris pour aller jusqu’au bout. Cependant, la Slovaquie, qui vient de tenir l’Angleterre en échec après une belle victoire contre la Russie, demeure la dernière équipe à avoir défait les Allemands (1-3, en préparation à l’Euro). Le fait de savoir qu’on est capable de réaliser quelque chose peut faire des merveilles sur la motivation…

Belgique-Hongrie
Après un départ un faux-départ contre l’Italie, les Diables rouges ont repris le droit chemin avec deux victoires sur l’Irlande et la Suède. Si la manière n’est pas au goût de certains, les Diables, eux, s’en foutent royalement, comme l’a bien fait remarquer Kevin De Bruyne après la courte victoire contre la Suède. La victoire avant le spectacle. Côté hongrois, on n’en espérait pas tant pour un premier grand tournoi depuis 1986. Invaincus en phase de groupe, les Magyars, transportés par une marée humaine qui s’est déplacée pour les supporter, a même tenu le Portugal en échec. Aspect inquiétant, le nombre de buts encaissés, notamment contre le Portugal, dont le style n’est parfois pas très éloigné de celui des Belges.

Italie-Espagne
Remake fort attendu de la finale de 2012, ce match mettra aux prises des versions diluées des équipes de l’époque. Une Italie hyper-efficace en défense (qui est surpris?), mais qui manque de punch à l’attaque devra travailler fort pour surprendre David De Gea et sa défense, qui n’ont cédé que deux fois contre les surprenants Croates. Côté ibérique, l’homme en forme du moment est Andrès Iniesta, ce qui n’améliore pas du tout les perspectives italiennes.

Angleterre-Islande
Sans grande conviction dans le jeu, et sans réels ailiers pour dicter le jeu sur les flancs, l’Angleterre s’est hissée relativement péniblement en huitièmes de finale, terminant la phase de groupe avec un nul blanc contre la Slovaquie. Plusieurs points d’interrogation demeurent sur les capacités réelles des Anglais de se rendre loin dans le tournoi. L’Islande semble être un adversaire prenable, mais personne parmi les Portugais, les Hongrois et les Autrichiens n’est parvenu à couler le drakkar islandais. Accompagnés de 10 % de leur population mondiale, les Vikings vont-ils poursuivre leur raid en territoire français? Cette fois, un match nul ne sera pas suffisant. Quoique, les Anglais et les penaltys, vous savez… Et si le Brexit était un présage?

Ça commence ce samedi à 9 h. Bons huitièmes!