Crédit : Impact de Montréal

Montréal-Kansas City : Trois constats sur l’Impact

L’Impact semblait un peu perdu sur son propre terrain, et Kansas City en a profité pour repartir avec un point. Le bleu-blanc-noir, pourtant bien entreprenant, a vu ses vieux démons revenir le hanter. Voici mes trois constats sur ce match.

1) Le 4-4-2 ne marchait pas
Mauro Biello avait décidé de changer la donne en optant pour un schéma tactique en 4-4-2 dès l’entame du match. Malheureusement, Alexander et Bekker ne semblaient pas avoir été mis au courant des plans. Pour jouer efficacement vers l’avant en 4-4-2, cela prend impérativement un milieu axial qui appuie l’attaque. Étrangement, c’est très rarement arrivé. On voyait plutôt Oduro ou Drogba décrocher pour revenir chercher des ballons, ce qui faisait que l’Impact se retrouvait à jouer une version décousue de son bon vieux 4-2-3-1, avec souvent personne pour récupérer les ballons dégagés à 30 m du but adverse. De toute évidence, il aurait été plus avisé de mettre Bernier à la place de Bekker dans un tel schéma.

2) La défense a encore craqué
Après avoir réussi à tenir le zéro contre Toronto en championnat canadien et contre Columbus en MLS, la défense de l’Impact a encore connu des ratés. Enfin, disons-le clairement, Wandrille Lefèvre a été dépassé par Dom Dwyer. Ça se résume à ça. Une erreur de marquage, une erreur de jugement et Dwyer marque deux buts. C’est le genre d’attaquant qui ne pardonne pas. Match difficile pour l’international canadien, qui a amorcé sa soirée avec une intervention très en retard sur Feilhaber dès la 4e minute qui ne laissait présager rien de bon.

3) Il manque un général
Constat facile si vous prenez l’expression au sens Ciman du terme. Cependant, le leadership du Belge manque tout autant sinon plus que son jeu en défense. Personne ne semblait communiquer, diriger ses coéquipiers, donner un coup de gueule pour réveiller les esprits. Si le jeu de Bernier aurait été bénéfique au 4-4-2, son leadership aurait tout autant pu influencer le cours du jeu contre Kansas City. Difficile de comprendre pourquoi on se passe d’un tel atout match après match.

Trois constats, et une petite réflexion en bonus : on dirait que jouer au stade Saputo devient de plus en plus facile pour les adversaires. Tant sur le terrain que dans les tribunes, on semble les laisser faire. Samedi, Dwyer a marqué deux buts, sans qu’on s’y oppose. Plus tard, il est sorti du terrain lentement, pour perdre du temps, se permettant même d’applaudir la foule du stade Saputo pour la narguer, sans qu’on s’y oppose. L’Impact, ce n’est pas ça. Il y a certains concepts à revoir. C’est bien beau les messages d’inspiration tapissés sur les murs du centre d’entraînement, ou encore les phrases poétiques des chants des supporters qui parlent de passion, de défendre le blason ou encore de brandir les armes, mais si on n’applique rien de tout ça, ça ne reste que de belles paroles. Le stade Saputo, c’est sacré. Si n’importe qui peut y faire n’importe quoi, il serait peut-être temps pour un petit roulement d’effectif, histoire d’amener du sang neuf qui comprend la mentalité à adopter.

Prochain match contre la Nouvelle-Angleterre samedi prochain au stade Saputo. Passion, blason, armes. S’il vous plaît.

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