Euro 2016 : Ils n’étaient plus que quatre…

Portugal, Pays de Galles, Allemagne et France forment le carré d’as de ce premier Euro à 24. La lutte pour accéder au stade de France le 10 juillet sera féroce, et s’annonce fertile en rebondissements. Qui sera de la partie? Voici l’aperçu des demi-finales.

Portugal-Pays de Galles (6 juillet)
Le duel des pays en « gal », le combat de ceux qu’on n’attendait plus contre ceux qu’on n’attendait pas. Si la bande à Cristiano a trouvé un autre trou de souris pour se faufiler (aux tirs aux buts contre la Pologne), désormais, tout est possible pour cet « outsider » qui n’a toujours pas impressionné. Devant lui, un Pays de Galles qui a exorcisé l’Euro de ses diables en ressuscitant après 20 minutes de mort clinique en tout début de match pour envoyer la Belgique aux enfers. Les Gallois ont-ils accompli leur exploit de cet Euro? À voir. On marque beaucoup (10 buts, 2e meilleure attaque du tournoi) et on encaisse peu (4 buts contre). Et comme je vous l’ai déjà fait remarquer avant les huitièmes de finale, s’il y a une équipe dont le jeu s’apparente fort par moments à celui de la Belgique (tout en étant encore moins efficace), c’est bien le Portugal…

France-Allemagne (7 juillet)
Qu’il aura été clément cet Euro, avec les hôtes français! Après Roumains, Albanais, Suisses, Irlandais et Islandais, la promenade est finie; ce sera contre l’Allemagne qu’il faudra prouver à tout le monde que les Bleus, c’est pas de la frime. Contraste trop fort pour les hommes de Didier Deschamps? Dans l’autre moitié de terrain, une Allemagne sûre d’elle, qui vient de terrasser la redoutable Italie après une séance de tirs au but un peu… étrange. On prétend que les supporters de la Mannschaft ont fêté la défaite belge avec beaucoup d’aplomb, car ils y voyaient le seul obstacle pouvant les empêcher de soulever le trophée. Excès de confiance de nos amis allemands? Peut-être pas. Si la France possède la meilleure attaque du tournoi (statistique légèrement faussée par l’effondrement du glacier islandais), l’Allemagne, elle, n’a accordé qu’un seul but. Sur penalty. À cause d’un énorme pet de cerveau de Boateng.

Tout est prêt pour ces demi-finales qui s’annoncent hautement intéressantes pour les observateurs neutres. Car, oui, on peut regarder un match sans s’inventer une nationalité temporaire…