Crédit : Weston Kenney, Deseret News

Salt Lake-Montréal : Trois constats sur l’Impact

L’incapacité de tenir le zéro fait passer un bon résultat comme une déception. Aller chercher un point sur le terrain de Salt Lake est une bonne opération. Mais à la vue du déroulement du match, les hommes de Mauro Biello ne peuvent que se mordre les doigts de ne pas avoir fait mieux. Voici mes trois constats sur ce match.

1) On a revu l’Impact du début de saison
La première mi-temps à Salt Lake était tout à l’avantage de l’Impact. Entreprenante, l’équipe a bien profité des largesses défensives de son hôte, qui ne laissait non plus de boulevards, mais bien des pistes d’atterrissage derrière sa défense, en plus d’appliquer très peu de pression sur le joueur qui avait le ballon. Scénario idéal pour Harry Shipp, qui avait tout le temps du monde d’envoyer des passes dans le dos des défenseurs au toujours très rapide Dominic Oduro. Inspiré, comme en début de saison, l’Impact avait le contrôle de la rencontre.

2) On a aussi revu le Shipp du début de saison
Si l’espace laissé par le milieu de terrain de Salt Lake a beaucoup aidé Harry Shipp en première mi-temps, on a aussi pu remarquer un changement d’attitude chez l’Américain. Plutôt effacé depuis quelques mois après un début de saison fort prometteur, Shipp a affiché une belle envie de charger vers l’avant et de se lancer à l’assaut de la défense adverse. De fait, il était le premier au ballon lorsqu’à la huitième minute, Nick Rimando n’a pu repousser efficacement le coup franc de Laurent Ciman. Un premier but qui fera un grand bien au Chicagoan, qui a été le meilleur des 22 acteurs sur le terrain en première mi-temps.

3) L’Impact a reculé bien trop tôt
L’Impact étant en parfait contrôle des débats en première mi-temps, il est inconcevable qu’il se soit mis à défendre son avance dès la reprise. Notamment, notons le rôle plus défensif donné à Shipp, qui faisait pourtant la pluie et le beau temps en première mi-temps, et ce changement étrange réalisé à la 68e minute, quand Oduro, arme fatale en contre-attaque (tactique privilégiée par l’Impact en seconde mi-temps), a été remplacé par Toia. Le replacement d’Oyongo, qui oui, défendait bien, reste quand même une indication qu’on n’avait pas l’intention du tout de tenter de tuer le match. Malheureusement, un moment d’égarement d’Hassoun Camara et de Callum Mallace aura permis à Salt Lake d’égaliser sur penalty. N’eût été du brio de Victor Cabrera, qui nous a offert probablement sa meilleure performance sous le maillot montréalais, le score final aurait pu être défavorable au Bleu-Blanc-Noir. Incompréhensible, donc, de décider de volontairement subir pendant de longues minutes dans la chaleur (et en altitude) alors que tout allait si bien.

Dans l’ensemble, si ce match nul a un arrière-goût amer, il n’en reste pas moins que c’est un excellent résultat dans l’absolu. Il ne reste qu’à espérer que l’Impact poursuivra dans ses bonnes dispositions sur le terrain de Portland, mercredi.

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