Crédit : New York City FC

Montréal-New York City : Trois constats sur l’Impact

L’Impact n’a pas mal joué, mais la mauvaise habitude de donner des buts en cadeau à l’adversaire lui a encore une fois coûté cher. Malgré un départ très positif, l’Impact n’a pas réussi à surmonter l’équipe de l’heure dans la section Est de la MLS. Voici mes trois constats sur l’Impact.

1) Le onze a été mal calculé
Mauro Biello avait choisi un 4-4-2, dispositif tactique qui avait complètement foiré lors de sa dernière utilisation contre Kansas City. Heureusement, on semblait avoir compris des choses (ou lu mes trois constats), car on avait visiblement ordonné à Callum Mallace de se porter vers l’avant en phase offensive. Malheureusement, il a peu contribué offensivement (sans surprise, diront certaines mauvaises langues). Bernier aurait probablement été un meilleur homme pour occuper ce rôle. L’autre erreur de casting a été d’intervertir les rôles de Salazar et d’Oduro. En le campant sur le flanc droit, on ne pouvait profiter de la facilité que Salazar a à combiner avec ses coéquipiers aux abords de la surface, ce qui aurait sûrement aidé Drogba à se déprendre de l’étau dans lequel il a été coincé tout le match. Quant à Oduro, sa vitesse, fort utile en première mi-temps, aurait probablement été mieux exploitée dans le couloir droit. Biello a fait le changement, mais trop tard, avant de rappeler Oduro au banc.

2) Biello n’a pas su reconnaître les forces de son groupe
L’Impact a bien débuté le match et a dans l’ensemble joué une bonne première mi-temps. Les buts de New York, disons-le, avaient plutôt l’allure de coups de tonnerre dans un ciel bleu. En marquant deux fois totalement contre le cours du jeu, New York a semé le doute, pour ne pas dire la panique, dans la tête de l’entraîneur montréalais, qui a fait preuve d’impatience. Oduro, avec sa vitesse, profitait des grands espaces que la défense new-yorkaise accordait. Pourtant, il a été remplacé dès la reprise par Ontivero, qui n’a toujours impressionné personne. Qui plus est, en première mi-temps, le point fort du Bleu-Blanc-Noir se situait sur le flanc gauche, où Oyongo multipliait les montées et où Shipp, qui avait enfin retrouvé sa vision bionique, profitait de l’espace qu’on lui laissait pour envoyer d’excellents ballons à ses coéquipiers (qui ne semblaient cependant pas toujours prêts à les recevoir), principalement Oduro. Malheureusement, et malgré son but venu sur une autre passe lumineuse dans la boîte qui a filé jusque derrière Saunders, Shipp a dû laisser sa place à un Mancosu plus qu’anonyme sur le terrain. Ce faisant, Biello a complètement tué l’animation offensive de son équipe.

3) C’est le bordel derrière
Quand c’est pas Cabrera, c’est Lefèvre, quand c’est pas Lefèvre, c’est Camara, quand c’est pas Camara, c’est Bush. Bref, c’est le bordel derrière. Semaine après semaine, match après match. Si la défense de l’Impact n’arrête pas de faire n’importe quoi et de donner des buts à qui en veut, l’équipe ne sera pas des séries. Voilà, c’est dit.

La patience est d’or, comme on dit. Ce match en est l’exemple. Le piège à éviter était celui de l’énervement et de l’impatience. Il ne fallait rien changer, attendre patiemment que New York fasse des erreurs, ce qui se produisait relativement souvent, et espérer en profiter. L’Impact a perdu ce match plus que New York l’a gagné.

Allez, on passe au prochain. Autre grosse échéance, contre Philadelphie, au stade Saputo, en soirée. Victoire obligatoire pour progresser dans un classement qui devient de moins en moins serré… Le festival Montréal Complètement cirque étant maintenant terminé, on espère que ce sera aussi la fin des numéros clownesques de la défense montréalaise.

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