Crédit : DC United

DC-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Après le feu d’artifice offert contre Philadelphie la semaine précédente, le match à Washington donnait plutôt l’impression de regarder les cols bleus ramasser les déchets une fois le dernier pétard explosé et la foule dissipée. Certains joueront la carte de la chaleur étouffante qui régnait dans la capitale américaine ce soir-là pour expliquer la pauvreté du spectacle, mais lorsqu’on est limité physiquement par les éléments, ça ne nous empêche généralement pas de montrer notre envie. Pourtant, ça manquait. Voici mes trois constats sur l’Impact.

1) L’Impact a raté sa première mi-temps
Dès l’entame du match, on a senti une grave mollesse en défense du côté montréalais. DC United s’est rapidement installé dans le dernier tiers et l’Impact n’a pour ainsi dire jamais appliqué de pression sur son adversaire, qui se promenait comme bon lui semblait à la recherche de la combinaison pour faire sauter le verrou montréalais. Et lorsque l’Impact avait la chance de saisir le ballon, il le redonnait presque immédiatement à son adversaire. L’Impact jouait trop bas et jamais n’a songé à monter un cran plus haut, ce qui s’est traduit par une impressionnante disparité, DC ayant près de 70% de possession lors des 45 premières minutes. La première mi-temps fut dans l’ensemble catastrophique.

2) Une autre comédie d’erreurs qui donne un but
Si vous me lisez régulièrement, vous savez qu’un des problèmes de l’Impact cette saison est l’apparition soudaine d’errements défensifs collectifs inexplicables. Ce fut encore une fois le cas à Washington et cette fois, ça mérite d’être décortiqué tellement c’est spectaculaire. Sur le but de Mullins, tout commence par Camara qui dégage directement dans les pieds de Sarvas alors qu’il avait amplement le temps de sortir balle au pied, de dégager en touche ou de faire n’importe quoi d’autre que ce qu’il a fait. Au même moment, Cabrera sort de la défense pour aucune raison apparente, laissant derrière lui pas moins de cinq coéquipiers… et Mullins. Sarvas sert le ballon à Kemp sur le flanc droit, où Oyongo lui offre tout le temps de centrer en toute liberté. Pendant que Kemp ajuste tranquillement son centre, Cabrera, lui, réalise qu’il doit revenir à sa position et rebrousse chemin, mais Mullins, très intelligent, lui bloque la route et l’Argentin se retrouve donc du mauvais côté de l’homme qu’il doit marquer. Donadel, lui, court comme s’il était un joueur PlayStation contrôlé par un homme saoul (si vous avez une explication, je suis preneur…). Le ballon arrive, derrière Cabrera, Mullins reprend de la tête et Bush fait, encore, un déplacement indigne d’un gardien de niveau MLS. Et c’est 1-0. Incroyable.

3) Bernardello et Mancosu ont ravivé l’équipe
Au-delà du but pour lequel ils ont bien combiné, c’est dans l’énergie qu’ils ont apportée sur le terrain que Mancosu et Bernardello ont fait la différence. Avec l’apport de deux joueurs plus remuants, la tâche était soudainement plus complexe pour DC United, qui n’avait jusque-là pas vraiment eu à travailler fort pour gagner le milieu de terrain ou défendre. Avec ce changement de rythme, et même s’il a joué à 10 pendant un moment, l’Impact a commencé à occuper plus d’espace dans le camp adverse et a bien failli s’échapper avec trois points totalement non mérités, n’eût été une belle sortie de Hamid sur Piatti. Les changements sont-ils arrivés trop tard?

Certains diront que l’Impact doit prendre ce point avec le sourire et vite passer à autre chose. À mon avis, autant le match précédent était un match-référence des choses à faire, autant celui-ci devrait servir d’exemple de choses à ne pas faire. L’Impact a connu le meilleur et le pire en l’espace de 8 jours. Aussi bien en tirer des leçons.

Grande visite ce mercredi alors que Rome sera de passage dans nos terres (à une certaine époque, ce n’était pas un bon signe), et puis retour aux choses sérieuses avec la visite de Houston au stade Saputo. Victoire impérative contre des Texans fort mal en point.

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