Montréal-Chicago : Trois constats sur l’Impact

Chicago n’avait pas gagné lors de ses 36 derniers matchs sur la route, une série qui remontait à 2014. Tout arrive à sa fin éventuellement. Et c’est sur le terrain du stade Saputo, face à un Impact complètement inapte, que le Fire a mis un terme à cette spirale descendante. Voici mes trois constats sur ce match.

1) La phase de tests doit se terminer maintenant
Pour un troisième match consécutif, Mauro Biello a fait des tests. Si la venue de Houston s’y prêtait bien, le match fut loin d’être facile. S’en sont suivis d’autres tests dans la gênante défaite subie contre les Red Bulls. Malgré la catastrophe assez évidente au New Jersey, Biello et ses adjoints ont décidé de reprendre sensiblement le même dispositif tactique contre Chicago à domicile. Si cette fois, Donadel se retrouvait seul en patrouille devant la défense, cela voulait dire que l’animation offensive dans l’axe reposait sur Bernardello et… Mallace. Ce dernier était tellement hors de son élément qu’il a été substitué à la mi-temps, ce qui en soi est le geste d’un entraîneur qui reconnaît s’être fourvoyé dès le départ. Malheureusement, avec les éléments à sa disposition sur le banc, Biello est passé en 4-2-on sait pas trop en deuxième demie, et ses joueurs avaient l’air totalement perdus sur le terrain. Difficile de croire qu’à l’amorce du dernier droit, l’Impact n’ait pas encore de 11 de base ni de schéma tactique privilégié et soit encore en train de faire des tests, souvent farfelus. Il faut que ça cesse.

2) Il y avait énormément de déchets techniques
Si l’Impact n’était pas dans les meilleures dispositions tactiques, il faut aussi noter que techniquement, c’était la galère pour les joueurs du bleu-blanc-noir. La quantité de contrôles trop longs, de passes dans le dos d’un coéquipier, de ballons envoyés nulle part et de gestes ratés était inquiétante pour un club de ce niveau. On ajoute à ça les lacunes en communication (notamment en deuxième mi-temps, quand Lefèvre envoie une passe à Donadel qui lui tourne soudainement le dos et part en courant vers l’avant) et tout était réuni pour une catastrophe imminente.

3) La défense reculait trop
Comme si ce n’était pas assez, à de nombreuses reprises, notamment sur le premier but de Chicago, la défense montréalaise a gentiment reculé, puis reculé et encore reculé, surtout devant le très rapide Accam, laissant par le fait même Chicago trop facilement s’engouffrer vers le but du pauvre Evan Bush. À ce niveau, on ne peut pas se permettre de laisser l’adversaire avancer sans mettre le pied dans sa course. Ça ne pardonne pas, comme on l’a vu samedi.

Si après le match au New Jersey, le travail de l’arbitre était remis en doute par l’entraîneur montréalais, cette fois, Biello a mis la faute sur les joueurs. Cela fait pourtant trois matchs que les décisions du personnel d’entraîneurs de l’Impact mettent l’équipe en difficulté. D’accord, contre Chicago, l’Impact s’est buté à un Sean Johnson maître de son sujet, mais cela ne cache quand même pas les grosses lacunes de l’équipe en bleu-blanc-noir.

Match hyper important ce mercredi face à DC United. En cas de victoire, on pourra continuer à faire comme si tout allait bien.

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