Montréal-DC United : Trois constats sur l’Impact

Après les essais ratés contre New York et Chicago, l’Impact a remis ses bonnes vieilles pantoufles, sans pour autant convaincre. Un milieu anémique, un Bill Hamid en grande forme, un point. Naufrage confirmé sur les deux derniers matchs à domicile pour la troupe de Mauro Biello. Voici mes trois constats sur ce match.

1) L’Impact a commencé trop mollement
Après le match catastrophique de samedi dernier, les excuses de Biello aux supporters en conférence de presse et la réunion des joueurs qui semblaient s’être parlé dans le blanc des yeux, on s’attendait à voir des lions sortir de leur cage mercredi soir au stade Saputo. Malheureusement, comme ce fut le cas lors du match retour de la demi-finale de la Coupe des Voyageurs contre Toronto, ce sont plutôt de gentils petits minous qui sont arrivés sur la pelouse. Si bien que DC en a profité pour venir voir Evan Bush de près à quelques reprises pendant le premier quart d’heure. Pauvre début de match. Les électrochocs, ça ne marche visiblement pas pour l’Impact.

2) L’animation offensive faisait défaut
On s’attendait à plus en voyant Mauro Biello ressusciter le bon vieux 4-2-3-1 et réintégrer (dans ce qu’il avait annoncé comme son « meilleur onze ») le mal aimé Johan Venegas, qu’on imaginait bien permuter avec Piatti. Malheureusement, bien que les joueurs n’aient pas été particulièrement mauvais individuellement, c’est collectivement que le navire a échoué. L’Impact parvenait difficilement à se projeter vers l’avant, et les comparses Piatti et Drogba, qui ne semblent toujours pas avoir trouvé la clé pour jouer ensemble, n’y pouvaient rien, car leurs complices ne proposaient pas grand-chose de très pertinent. Inquiétant de voir si peu d’automatismes et de cohérence entre les joueurs à ce stade de la saison. On parle souvent de « l’après-Drogba » et de « l’après-Piatti », mais à la vue de ce qui se produit depuis quelques matchs, c’est peut-être l’après-Bernier qu’il faudrait classer dans les priorités. Džemaili, vous dites? Attendons de voir s’il va arriver ici un jour.

3) Oduro a amené le danger
Qu’on aime ou qu’on n’aime pas le Ghanéen, force est de constater que tandis que Salazar n’a amené que très peu de solutions sur le flanc droit, Oduro a répété les percées dans la défense des visiteurs. En fait, il a multiplié les combinaisons avec les joueurs d’attaque afin de créer des espaces et du mouvement, chose qu’on ne voyait pratiquement pas avant sa montée au jeu. Sans prétendre qu’Oduro en est la seule et unique raison, on ne peut nier que l’Impact a été bien meilleur après la montée au jeu de l’homme au style capillaire excentrique.

Avec un point sur six contre Chicago et DC United à domicile, l’inquiétude commence à grandir dans les travées du stade Saputo. Au moins, le match contre DC ne s’est pas terminé sous les huées, mais l’attitude des joueurs laissait bien paraître leur propre impatience au coup de sifflet final. Il sera difficile de redresser le cap demain au BMO Field, stade où l’Impact est tout simplement maudit, un peu comme c’est le cas au Red Bull Arena… La semaine et demie sans match qui suivra le duel à Toronto sera sans aucun doute la bienvenue, histoire de faire le point.

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