Montréal-Orlando : Trois constats sur l’Impact

On n’aurait pas imaginé revivre de si tôt la catastrophe survenue contre Chicago, et pourtant… Après le match au BMO Field, certains parlaient de match-référence, d’autres de tournant dans la saison, mais malheureusement, l’Impact est vite retombé dans ses travers. Voici mes trois constats sur ce match.

1) Ça allait mal devant
Après une entame de match pourtant fort positive, l’Impact s’est vite embourbé dans un jeu lourd, sans plan, sans solutions. Incapable de s’installer dans la moitié de terrain adverse, l’Impact a rendu la tâche facile à Orlando, qui s’emparait facilement du ballon sans réelle opposition. Exécrable en récupération, l’Impact n’a jamais été en mesure de gagner le milieu de terrain, ni de s’imposer physiquement devant son public.

2) Ça allait mal derrière
Comme le veut la coutume en cette saison 2016, la défense a encore une fois accordé un but risible, tout de suite après l’ouverture du score par Drogba. Joueurs hors position, adversaires oubliés, couvertures tragicomiques, tout était au rendez-vous pour un autre but catastrophe. Alors qu’on se croyait en sécurité vu que ce quasi obligatoire but gag avait été donné, Bush et Ciman se sont alliés pour nous en offrir un second avant la fin de la première mi-temps. Je l’ai déjà dit dans ce blogue et je le répète : si l’Impact ne cesse pas de donner des buts de ce genre, l’équipe ne participera pas aux séries.

3) Ça allait mal sur le banc
Devant un adversaire auquel il ne faut pas laisser la possession, et malgré la disponibilité de Bernier et de Shipp, Mauro Biello avait choisi d’aligner le trio Bernardello-Mallace-Bekker dans l’axe du milieu de terrain. Le plan s’est vite retourné contre l’entraîneur montréalais, qui a voulu corriger le tir à la mi-temps en substituant Mallace par Bernier. Dans un match où l’animation offensive et la possession de balle semblaient être des concepts étrangers aux joueurs montréalais, la montée de Shipp aurait pu constituer une meilleure solution. D’ailleurs, sa titularisation à la place de Bekker aurait selon moi été souhaitable.

Heureusement, l’Impact a la chance de se reprendre rapidement, ce samedi à Philadelphie. Une victoire ferait le plus grand bien et comme ces jours-ci, l’Impact a plus de chance d’amasser des points sur la route qu’à domicile, on peut regarder les choses avec un minimum de positivisme.

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