Philadelphie-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Oui, ils se sont bien battus. Non, ils n’ont pas lâché. Ils ont « gagné » ce point sur la route. Mais était-ce suffisant?

Voici mes trois constats sur ce match.

1) L’Impact a bien commencé son match
Les Montréalais sont sortis du vestiaire gonflés à bloc et ont dominé de larges parties de la première mi-temps. Solides dans tous les aspects du jeu, les hommes de Biello ont connu une première demi-heure fort encourageante et n’ont presque rien accordé à leur adversaire. Le genre de début de match que les supporters aimeraient voir plus souvent… à domicile.

2) Il y a eu un gros passage à vide après 30 minutes
Après une excellente première demi-heure, on a commencé à sentir un relâchement, surtout en milieu de terrain. Les erreurs de positionnement et les passes molles, voire carrément ratées, se sont succédées. Devant un milieu de plus en plus amorphe, l’Union a pris l’ascendant, à l’image de la chevauchée de Tranquillo Barnetta, nullement inquiété jusqu’à sa frappe qui a trompé Kronberg. L’Impact a ensuite transporté sa soudaine méforme en début de seconde mi-temps et il a fallu attendre l’heure de jeu pour voir les Montréalais reprendre vie.

3) Shipp aurait peut-être été un meilleur choix que Bernier
Biello avait demandé à Bernier d’agir en numéro 10, haut sur le terrain, un rôle qui n’est somme toute pas mauvais pour le capitaine. Cependant, la difficulté quand on titularise un joueur qui revient de blessure après une période plus ou moins prolongée, c’est qu’on ne sait pas vraiment combien de minutes il va pouvoir nous donner. Si on ajoute (malheureusement) le poids des années et la chaleur intense qui régnait ce soir-là, cela n’aide en aucun cas le capitaine du bleu-blanc-noir. Dans ces circonstances, Bernier n’a pu tenir guère plus qu’une mi-temps. Vu le rôle attribué à Bernier, Biello aurait peut-être dû opter pour les jeunes jambes de Harry Shipp.

Si ce nul match nul arraché dans les derniers instants en a fait sourire plusieurs, ce résultat est pourtant… mauvais. Certes, en fin de saison, un match nul sur la route est dans la plupart des cas, voire presque toujours, une réussite. Encore plus quand on force l’égalisation en fin de match. Cependant, en raison du catastrophique 1 sur 9 obtenu dans les trois derniers matchs à domicile, ce point arraché à Philadelphie est insatisfaisant.

À cinq points du mauvais côté de la ligne rouge, l’Impact doit obligatoirement enchaîner avec une victoire à domicile contre le très faible New England. Mais attention à ce Kei Kamara qui fait généralement du bon boulot contre l’Impact. Une défaite serait tout simplement cataclysmique pour les Montréalais.

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