Montréal-New England : Trois constats sur l’Impact

Plus ça change, plus c’est pareil.

L’Impact a encore sombré à domicile, portant sa fiche récente à un point sur douze devant son public lors des quatre derniers matchs au stade Saputo, tous contre des concurrents directs. Voici mes trois constats sur ce match.

1) Rien ne va plus
Quand ça va mal, on analyse, on détermine les points faibles et on travaille pour les régler. Dans le cas de l’Impact, difficile de pointer les aspects à améliorer tellement ils sont légions. En fait, dans l’immédiat, tout va mal. Attaque anémique, défense passive et presque aucune individualité qui semblerait pouvoir apporter des pistes de solutions. Dans la dernière ligne droite de la saison, et avec maintenant très peu de marge de manœuvre, la situation est plus que délicate pour la troupe de Biello. Les jeux sont-ils faits?

2) Ça manque de direction
On peut choisir un XI et une tactique globale, mais si les rôles ne sont pas clairs sur le terrain, ça ne donne pas de résultats. Questionné après le match sur l’absence de Bernier dans le XI, Biello a annoncé qu’il avait mis Piatti en « 10 » et que Shipp était mieux disposé à occuper le couloir gauche que le capitaine de l’Impact. D’accord. Cependant, dans les faits, Piatti a agi à sa guise, en électron libre, coulissant continuellement avec Shipp (qui ne savait plus où se mettre) et pour finalement se retrouver les trois quarts du temps sur le flanc gauche. Ce faisant, ni Piatti ni Shipp ne semblaient avoir un rôle clair à jouer sur le terrain. Naturellement, quand tes deux meneurs de jeu évidents se marchent sur les pieds, inutile de s’attendre à une animation offensive digne de ce nom.

3) La défense, encore la défense
Franchement, ça piquait les yeux. Encore une fois, la défense a accordé des buts faciles. Trop faciles même. Il suffit de regarder les deux premiers buts de New England pour se rendre compte qu’ils sont une copie conforme; seule la conclusion de l’action diffère. Comment peut-on à ce niveau, se faire prendre, constamment, à regarder le ballon sans accorder la moindre attention aux joueurs adverses qui appuient l’attaque? Par deux fois, l’action se passe sur le flanc droit, où un joueur adverse se libère (trop) facilement au moyen d’une simple feinte de centre avant de remettre en retrait à Rowe, libre de tout marquage à l’entrée de la surface. Ce qui fait peur, c’est l’incapacité, match après match, et dans ce cas-ci dans le même match, d’apprendre de ses erreurs. Le problème traîne depuis trop longtemps pour qu’on puisse croire qu’il va être réglé cette saison. Il faut espérer qu’il ne se transportera pas en 2017.

L’Impact a besoin de renouveau, d’une bouffée d’air frais. Les solutions ne semblent pas se trouver dans le noyau actuel. Le flanc droit est une farce où se succèdent des joueurs sans imagination qui n’offrent rien, match après match. Idéalement, il faudrait que l’expérience du match contre l’AS Roma ne serve pas que sur le plan commercial. Je refuse de croire qu’un joueur capable de faire tituber la défense romaine ne pourrait pas en faire autant contre une équipe aussi faible que l’était New England samedi…

Déplacement au New Jersey samedi. Il ne reste plus qu’à espérer une réédition de l’exploit survenu à Toronto.

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