New York-Montréal : Trois constats sur l’Impact

On ne s’attendait à rien, mais on s’attendait sûrement à pire. L’Impact a encore une fois plié les genoux au Red Bull Arena, stade qui ne lui sied absolument pas. Voici mes trois constats sur ce match.

1) On a rarement vu une tactique aussi claire
Dès les premières minutes de jeu, on a compris que l’Impact s’est présenté au New Jersey avec comme objectif de laisser le ballon aux Red Bulls et tenter de les surprendre en contre-attaque. Non seulement l’organisation défensive était évidente, mais les latéraux Camara et Oyongo avaient clairement reçu la consigne de ne pas s’aventurer dans la moitié de terrain adverse. On misait ainsi sur la solidarité défensive que l’équipe avait démontrée à Toronto.

2) Le plan était le bon, mais…
Fondamentalement, le plan de match était le bon. Il était même logique. Cependant, c’était presque mission impossible. D’une part, l’Impact a, en MLS, été déclassé 20-7 au fil des six précédentes rencontres entre les deux clubs au Red Bull Arena. D’autre part, les Red Bulls étaient invaincus à domicile depuis le 9 avril. Ainsi, il était plutôt ambitieux de prétendre pouvoir tenir le zéro, ce qui rendait le plan de match très fragile. De fait, une fois que les locaux ont marqué, les dés étaient jetés. Cependant, dans l’état actuel des choses, il n’y avait pas vraiment d’autre moyen d’espérer rapporter des points du New Jersey.

3) Le plan de match était le bon, mais… (bis)
Puisque l’objectif clairement établi était de jouer en contre sans trop se projeter vers l’avant, le onze choisi comportait une faille importante. Si la présence de Michael Salazar sur l’aile droite n’était pas scandaleuse à l’annonce des alignements (puisque peu importe le joueur affecté à l’aile droite, le flanc droit de l’Impact demeure un trou noir match après match), elle le devint une fois le plan de match dévoilé. Lorsqu’on mise sur la contre-attaque comme seule et unique source de production offensive, il est tout bonnement inconcevable de se priver de la vitesse d’Oduro.

Bref, l’Impact s’est présenté à New York dans le but de commettre un hold-up, mais il n’a jamais su pénétrer dans la banque. Avec un plan de match qui ne tenait qu’à un fil, il ne fallait pas grand-chose pour que la mission échoue. Cependant, hormis la séquence de désorganisation qui a mené au but, l’Impact a plutôt bien joué défensivement et est même venu très proche d’obtenir un résultat différent. À quelques centimètres, en fait. Ah, si Piatti avait marqué…

Deux points. C’est tout ce qui sépare l’Impact de la mince ligne rouge. Les quatre derniers matchs de la saison seront donc capitaux, mais une victoire mercredi contre San Jose au stade Saputo permettrait d’enlever une tonne de pression sur les épaules du bleu-blanc-noir. Autrement, il faudra espérer, encore, que Columbus (à DC) donne un coup de main. Et Toronto (contre Orlando) aussi, tiens. L’idée d’espérer une victoire de Toronto vous glace le sang? Vous savez à qui vous plaindre.

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