Montréal-San Jose : Trois constats sur l’Impact

Enfin de quoi se réjouir pour la troupe de Mauro Biello. Une victoire, logique sans être convaincante, qui met un terme à une inquiétante disette à domicile. Voici mes trois constats sur ce match.

1) L’Impact a défendu trop bas en seconde mi-temps
Si l’Impact s’était assez bien débrouillé offensivement en première période en prenant l’avance 2-0, c’est avec l’intention de défendre qu’il s’est présenté sur le terrain en seconde mi-temps. Le contraste en a surpris plus d’un. Cependant, la décision, si elle est loin de faire l’unanimité, était pourtant logique. D’une part, en s’appuyant sur le contre, l’Impact mettait ainsi ses forces à l’avant-plan. D’autre part, l’adversaire du jour possédait une des pires attaques de la ligue, et avait perdu les services d’un important élément offensif en la personne de Quincy Amarikwa. Malheureusement, le bloc était positionné nettement trop bas et San Jose a profité de nombreux ballons perdus à 40 mètres de la cage d’Evan Bush pour maintenir la pression sur les locaux.

2) Piatti s’est enfin réveillé
Avant d’affronter San Jose, Ignacio Piatti n’avait pas marqué depuis un mois. Qui plus est, l’Argentin avait, selon mes calculs, galvaudé 8 092 occasions lors des quatre derniers matchs. Bon, d’accord, c’est un peu exagéré. Cependant, « Nacho » avait bien besoin de se relancer après plusieurs matchs sans réussite, ce qui commençait clairement à affecter sa confiance. Son but l’a visiblement soulagé. Ce réveil serait-il la clé pour une fin de saison en puissance?

3) Biello a effectué une substitution immensément importante
Souvent critiqué pour ses substitutions parfois prévisibles, parfois stériles, le pilote de l’Impact a cette fois tapé dans le mille quand il a rappelé Patrice Bernier au banc. Non seulement le capitaine commençait à manquer de carburant, mais surtout, Piatti ne parvenait plus à défendre efficacement sur le flanc gauche. En déplaçant Piatti dans l’axe pour profiter des jambes fraîches et de l’enthousiasme de Venegas à gauche, Biello a fait d’une pierre deux coups, et stoppé les infiltrations de plus en plus fréquentes du côté du pauvre Oyongo qui commençait à ne plus savoir quoi faire. Bien vu.

Cette victoire ne passera pas à l’histoire, mais fera un bien fou au moral d’une équipe qui commençait de plus en plus à douter. Une prestation d’équipe qu’il faudra maintenant répéter sur la route devant une équipe d’Orlando qui n’a plus le droit à l’erreur, dans un stade où il est toujours difficile de jouer.

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