Orlando-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Pour la première fois depuis le mois d’avril, l’Impact est parvenu à remporter une seconde victoire consécutive.

Trois points qui permettent à l’équipe de remonter au quatrième rang et de se rapprocher sensiblement des séries. Voici mes trois constats.

1) On a visité Bizarro World
Les adeptes de Superman auront sûrement fait le même constat : l’action se déroulait dans Bizarro World, monde parallèle où tout est à l’opposé du monde normal. Habituellement, on voit les équipes visiteuses au stade Saputo s’installer dans leur moitié de terrain en donnant carrément le ballon à l’Impact, lui laissant le soin de faire le jeu, ce qu’il fait habituellement très mal par les temps qui courent. Cette fois, on était sur la route et c’est l’Impact qui a fait le coup du visiteur passif et Orlando qui avait l’air complètement perdu dans le dernier tiers. Kakà, Larin et leurs amis étaient à court d’idées, dès l’entame du match, pour faire tomber la muraille défensive des Montréalais.

2) Une des meilleures prestations défensives de la saison
Ce n’était pas facile, ils ont travaillé fort, mais ils ont travaillé bien. Malgré les points d’interrogation amenés par les suspensions à Cabrera et Camara, la brigade défensive a livré une solide prestation et n’a jamais perdu sa concentration. Toujours bien aligné, le quatuor défensif a rarement été déséquilibré, même si Jason Kreis avait visiblement donné la consigne à Kakà et Larin de s’attaquer au côté occupé par Fisher et Lefèvre, qui ont vu peu de minutes cette saison. Les deux remplaçants ont appliqué les consignes à merveille.

3) Un Bush presque parfait
Le gardien américain a profité de ce match pour offrir lui aussi sa prestation la plus aboutie de 2016. Bush a sauvé à deux reprises les meubles, chaque fois contre le pauvre Cyle Larin, qui reprenait d’abord à bout portant un centre au ras du sol au six mètres, puis qui plaçait une tête juste sous la barre à la suite d’un corner. Deux solides arrêts qui valaient leur pesant d’or. Hormis quelques petites hésitations sur des balles aériennes, Bush était très alerte, comme en fait foi sa sortie parfaitement orchestrée dans les pieds de Larin en première mi-temps.

Si l’Impact n’était pas parvenu à pénétrer dans la banque la semaine dernière à New York au New Jersey, cette fois-ci, il a clairement vidé toutes les caisses et le coffre-fort de la Banque des Lions. Un hold-up parfait, grâce notamment à une discipline défensive jamais vue de la part de Piatti et à la vélocité du guépard des surfaces, Dominic Oduro, grand absent dans le plan de match contre les Red Bulls.

Pause internationale. On admire les internationaux du club, Ciman, Jackson-Hamel, Venegas et Oyongo, et on revient à la maison, pour tenter de se rapprocher de Toronto, qui laisse tomber des sacs de points ces temps-ci.

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