New England-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Ce n’est pas tout le monde qui avait la même vision des choses à l’approche de ce match. Sauf qu’on s’en est rendu compte très tard. Lourde défaite à Foxborough pour les hommes de Biello. Voici mes trois constats.

1) L’impact pouvait difficilement gagner ce match
En alignant pas moins de huit joueurs qui avaient peu (ou pas) joué cette saison, et qui n’avaient par ailleurs pas vraiment joué ensemble, Mauro Biello n’avait de toute évidence pas placé une victoire contre New England dans sa liste de priorités de la semaine. Le plan était clairement de voir ce qui se produirait et de s’adapter s’il y avait une possibilité d’accrocher l’hôte du jour et de dépasser DC United au classement pour jouer à domicile en milieu de semaine. Malheureusement, il ne s’est pour ainsi dire rien produit.

2) L’Impact était carrément amorphe
L’absence de cohésion dans tous les aspects du jeu en milieu de terrain a vite fait pencher la balance du mauvais côté pour le bleu-blanc-noir. Incapable de se porter vers l’avant, où le pauvre Anthony Jackson-Hamel ne recevait presque aucun ballon, l’Impact n’a jamais démontré qu’il pourrait s’imposer. Ce n’était au fond pas du tout une surprise, vu l’alignement proposé.

3) Choinière, le rayon de soleil
Faire jouer les jeunes. Une rareté chez l’Impact de Montréal, depuis fort longtemps. Et encore une fois, on constate que quand les jeunes jouent, la fin du monde ne se produit pas. En fait, ça permet même de découvrir du talent. Comme celui de David Choinière, dont les danses entre les adversaires sur le flanc gauche n’étaient pas sans rappeler celles de Nacho Piatti. À plusieurs reprises, Chonière a fait mal paraître ses opposants et montré à tous un aperçu de ce qu’il pourra amener à l’Impact dans les prochaines années. Si on le laisse jouer. Si on a un plan pour lui. Si on lui donne des minutes qui font partie d’une vision d’ensemble, avec un objectif. Bref, si son encadrement se poursuit une fois arrivé chez les pros. Il est grand temps de faire confiance à cette académie qu’on mentionne constamment comme une des grandes réalisations du club.

Inutile de s’énerver. Biello avait choisi d’épargner ses soldats, en vue d’un affrontement sur la route à DC, pour amorcer les séries. C’est tout. Parce que c’est ça qui compte. Oubliez les 34 derniers matchs, ils n’ont jamais eu lieu. Désormais, tout est une question d’atteindre le maximum au moment opportun. Et ce maximum, il ne pourra être atteint qu’avec ceux qui y croient, qui jouent pour le blason qui se donneront corps et âme pour leurs coéquipiers. Bref, avec ceux qui sont là « pour les bonnes raisons », quoi.

Washington, on arrive.