Montréal-New York RB : Trois constats sur l’Impact

L’Impact a confirmé que son match à Washington n’était pas un coup du sort. Les hommes de Mauro Biello prennent les devants dans la demi-finale de conférence et, surtout, arriveront chez leurs adversaires sans avoir accordé de but à domicile. Voici mes trois constats sur l’Impact.

1) Ce match n’était pas sans rappeler la Ligue des champions
L’Impact a l’expérience des tournois en format aller-retour. Il a aussi l’expérience du rôle de négligé. Et ce match en était la preuve. Alors que tout pointait dans la mauvaise direction (comme à Washington jeudi dernier, d’ailleurs), le bleu-blanc-noir a redoublé d’ardeur pour finalement s’imposer. Si la manière n’était toujours spectaculaire, au final, le résultat est positif et c’est tout ce qui compte. Bien que battre les Red Bulls soit un exploit, puisque personne ne l’avait fait depuis le 3 juillet, les joueurs savent que l’adversaire est dangereux, que c’est loin d’être terminé et que le plus dur reste à faire. Comme en Ligue des champions, quoi.

2) L’esprit est bon
Clairement, les joueurs qui sont sur le terrain sont pleinement axés sur les tâches à effectuer. L’engagement est total et complet. Chacun accepte entièrement son rôle. En fait, on a rarement vu l’Impact aussi structuré et concentré sur ses tâches cette saison. Tout le monde est au diapason et les signes d’une équipe qui va bien sont très évidents. Notamment, on remarque une communication constante entre tous les joueurs, ce qui indique que tout le monde est très alerte sur le terrain. C’est dans ces conditions qu’on obtient de grands résultats. Comme en Ligue des champions, quoi.

3) Les joueurs clés performent aux moments clés
Pour une équipe comme l’Impact, qui aime surprendre son adversaire en contre-attaque, le réalisme est une composante primordiale. Comme l’équipe avait de la difficulté à se créer des occasions franches, il fallait donc éviter de gaspiller. Matteo Mancosu, en marquant un but d’anthologie (qui n’est pas sans rappeler celui d’Emil Kostadinov pour la Bulgarie contre la France en 1993 – désolé, amis Français) s’est assuré de ne pas avoir à attendre la prochaine occasion, et a carrément libéré l’Impact. Mais le véritable héros est Evan Bush. Le gardien américain a réalisé trois énormes arrêts pour empêcher les Red Bulls de marquer un précieux but sur la route. Son intervention sur la tentative de lob de Wright-Phillips à la 3e minute était gigantesque, car une sortie ratée aurait pu largement compliquer la suite des débats pour l’Impact. Il faut aussi noter ses deux importants arrêts contre Kljestan à la 67e minute et Damari dans les arrêts de jeu. Sans nul doute, si l’Impact progresse, il faudra se souvenir que ces interventions salvatrices de Bush y sont pour beaucoup. Bref, réalisme et héroïsme étaient au rendez-vous. Comme en Ligue des champions, quoi.

La Major League Soccer, c’est pas « la CONCACAF ». Mais en ce moment, ça y ressemble énormément. Oui, le prochain match sera difficile, mais quelque chose s’est produit dimanche sur le terrain du stade Saputo; à l’image du carton rouge idiot de Damari, les Red Bulls semblent commencer à paniquer. Une équipe qui n’a plus l’habitude de perdre (ou qui ne s’attend pas à perdre) peut être déstabilisée pendant un petit moment après une défaite. Ainsi, les 30 prochaines minutes de ce duel seront capitales, car si les Red Bulls ne marquent pas, cela pourrait permettre à Montréal de prendre l’ascendant sur le plan psychologique. Et n’oublions pas qu’historiquement, l’Impact a toujours eu tendance à marquer le premier but (et souvent très tôt) dans les gros matchs difficiles sur la route. Olimpia, Joe Public, Atlante, Pachuca, Alajuelense, América… Comme en Ligue des champions, quoi.