New York RB-Montréal : Trois constats sur l’Impact

L’Impact subit, mais ne plie pas et rentre à la maison avec une victoire et une qualification en poche. Un gigantesque résultat pour le bleu-blanc-noir qui cristallisera cette confiance déjà bien apparente depuis le match à Washington. Voici mes trois constats sur ce match.

1) Une défense à la fois solide et chancelante
Si dans l’absolu, la défense de l’Impact a joué un fort match, ne permettant à New York que de cadrer quatre tirs, on a quand même eu l’occasion de voir ces quelques flottements inquiétants auxquels ont a été habitués toute la saison, principalement en première mi-temps. Notamment, quand Cabrera a décidé de dribbler dans sa surface au lieu d’opter pour la sécurité, ce qui a mené au penalty stoppé par Bush. Mais aussi en seconde mi-temps quand Ciman a démontré une capacité hors du commun à se placer continuellement dans un no man’s land sur toute la séquence menant au but de Wright-Phillips. On l’a vu durant la saison, ces manques de concentration peuvent se payer cash, et la note est bien entendu encore plus salée en phase éliminatoire.

2) Les Red Bulls ont commencé à douter tôt dans le match
Comme je l’avais mentionné lors de mes trois constats du match aller, la clé pour l’Impact était de prendre l’ascendant psychologiquement. En voyant les Red Bulls s’empêtrer dans le filet défensif de l’Impact sans pouvoir se créer d’occasions franches, il était évident que le bleu-blanc-noir semblait en bonne voie de faire lentement, mais sûrement, paniquer son adversaire. Ironiquement, c’est une grossière erreur défensive des Montréalais qui a été le point de bascule dans la tête des New Yorkais. L’incident Cabrera-Bush et ce penalty raté a accéléré la chute psychologique des Red Bulls, qui se sont soudainement mis à douter.

3) C’était compliqué sur les phases arrêtées
Comme ce fut souvent le cas toute la saison, l’Impact a connu ses plus grandes difficultés quand il devait défendre sur phase arrêtée. Corners et coups francs aux abords de la surface furent la principale source de danger pour les Red Bulls. Trop passifs, les joueurs hésitent à aller au ballon. Avec un peu plus de réalisme (ou plutôt s’ils avaient été moins mauvais), les hommes de Jesse Marsch auraient pu faire très mal aux Montréalais. Comme il est très tard pour améliorer cet aspect à l’entraînement, la clé sera d’éviter de commettre des fautes dans le dernier tiers défensif. Encore plus quand on joue contre l’as des coups francs de la MLS…

Si les Red Bulls étaient largement favoris et, avouons-le, un peu effrayants pour le supporter montréalais, il ne faut pas oublier qu’au bout du compte, c’est un adversaire, et surtout un entraîneur, que l’Impact connaissait très bien. L’élève Biello a si bien appris de Jesse Marsch qu’il avait en poche toutes les clés pour faire tomber le système de son maître. La tâche sera probablement plus ardue contre Toronto, même si, eux aussi, on les connaît très bien dans les rangs montréalais. Contenir le trio de joueurs désignés? Élémentaire. Mais attention au très remuant Armando Cooper, qui avait été intenable lors du dernier affrontement entre les deux équipes au stade Saputo.