Impact de Montréal : le point sur le mercato

La stabilité semble être au cœur des préoccupations de l’équipe technique de l’Impact de Montréal cet hiver. Alors que les départs semblaient précurseurs d’arrivées importantes, le calme plat dans le recrutement du club montréalais commence à faire paniquer plus d’un supporter.

Des « retours »
Lors du bilan de fin de saison tenu par l’Impact au mois de décembre, Adam Braz avait clairement identifié ses priorités : s’assurer que Dominic Oduro et Patrice Bernier prolongent à Montréal. De fait, environ un mois plus tard, quand Braz s’est présenté devant la presse pour confirmer le retour de Patrice Bernier, il s’est vite réjoui d’avoir pu conserver à Montréal ces deux milieux clés, ainsi que Wandrille Lefèvre. Jusque là, rien d’inquiétant. Qu’on conserve des éléments importants de la saison précédente est naturellement une bonne chose. Surtout quand le président assure que les probabilités de revoir Ignacio Piatti sous le maillot montréalais s’élèvent à 100 %.

Des départs
Par contre, c’est dans le département des départs que l’Impact a le plus fait parler de lui. Si Donny Toia a été remplacé numériquement par le défenseur droit Chris Duvall, force est de constater qu’il existe désormais un manque du côté gauche de la défense, même si Aron Mkungilwa, produit de l’académie, pourrait s’y tailler une place. Mais s’il fallait qu’Ambroise Oyongo se mette en évidence à la Coupe d’Afrique des nations, qui se joue actuellement au Gabon, précipitant du même coup un départ cet hiver vers un des quelques clubs de Ligue 1 qui le pistent déjà, une énorme brèche s’ouvrirait alors. Par ailleurs, en se débarrassant de Lucas Ontivero, Kyle Bekker, Harry Shipp et Johan Venegas, l’Impact a du même coup laissé partir du bois mort pour certains, une cruciale profondeur pour d’autres. Peu importe le point de vue sur la question, tous s’attendaient à voir arriver un renfort en milieu de terrain, en plus de l’arrivée de Bleirim Dzemaili annoncée pour le mois de juillet, une perspective qui ne plaît cependant guère à Bologne. Les rumeurs liant l’Impact à Panagiotis Kone, milieu de terrain d’Udinese, rassuraient sur les intentions du club montréalais, mais la situation semble au point mort depuis quelques semaines.

À quoi faut-il s’attendre?
Selon le discours qu’a tenu Adam Braz devant la presse lundi dernier, il est évident que le mercato hivernal de l’Impact semble être en voie de se conclure sans coups d’éclat. Ainsi, il ne faut pas s’attendre à de grands changements d’ici le début de la saison, sauf en cas de départ d’Ambroise Oyongo. Bien entendu, le mois de mars est encore loin, et les choses peuvent changer rapidement (peut-être même entre le moment où je terminerai d’écrire ces lignes et le moment où vous les lirez). Mais pour l’instant, nombreux sont les supporters qui réclament de la profondeur, notamment pour pallier les départs de Shipp et Venegas. Cependant, nombreux sont aussi ceux, et parfois les mêmes, qui réclament plus de temps de jeu pour les jeunes formés au club. Tout indique que c’est cette avenue que l’Impact privilégiera pour 2017. De plus, il est à noter qu’avec les départs susmentionnés, et celui de Drogba, l’Impact semble avoir gagné beaucoup d’espace de manœuvre financièrement, et que ce montant pourrait être consacré à renforcer le club lors du mercato estival, voire pour trouver rapidement une solution de rechange si Oyongo devait soudainement mettre le cap sur l’Europe. Bref, tout indique que la prudence est de mise du côté du secteur technique en ce mercato hivernal. On observe et on verra.

Un mercato plus réactif que proactif, les supporters montréalais ont déjà vécu ça lors de l’hiver 2014, ce qui avait incité Matteo Ferrari à réclamer, via les médias, l’ajout de renforts. On connaît la suite de l’histoire : l’Impact avait connu sa pire saison en Major League Soccer et les nombreux mouvements de personnel durant l’été n’y avaient rien changé. Ceci étant dit, en 2014, l’Impact ne pouvait pas compter sur la venue annoncée d’un joueur de la trempe de Bleirim Dzemaili.

Quoi qu’il en soit, pour donner des minutes aux jeunes, il faut d’abord et avant tout faire place aux jeunes. Et ce n’est pas en embauchant toutes sortes de joueurs « de profondeur » qu’on peut y parvenir. Sur ce point, la stratégie de l’Impact tient la route. Aux jeunes, donc, de se montrer à la hauteur de la confiance qu’on leur accorde. Après avoir vu nombre de jeunes talents écartés du plan de match de leur équipe favorite pendant des années, inutile de dire que les supporters de longue date de l’Impact de Montréal attendaient ce moment avec une grande impatience. Difficile, donc, de s’en plaindre.

Voici le programme des matchs préparatoires pour le moment :
Mercredi 15 février
Chicago Fire v Impact de Montréal – heure à déterminer
Samedi 18 février
Impact de Montréal v D.C. United – 17h
Mercredi 22 février
Philadelphia Union v Impact de Montréal – 19h
Samedi 25 février
Tampa Bay Rowdies v Impact de Montréal – 19h30