Les Québécois et Québécoises à l’étranger (janvier 2017)

Après une pause bien méritée, voici le retour de la chronique des Québécois et Québécoises à l’étranger. Croyez-moi, il était temps. La nouvelle année nous amène un portrait radicalement changé au niveau de nos expatriés du ballon rond. Autant chez les hommes que chez les femmes, il y a eu beaucoup de mouvement. Pour cette raison, plutôt que parler des matchs, des performances et des résultats, cette première chronique de 2017 fera le point sur la situation des joueurs d’ici qui pratiquent leur sport hors des frontières de la province.

Si on commence chez les femmes, le fait saillant ce sont les départs. Déjà nous savions que Rhian Wilkinson et Marie Ève Nault accrochaient leurs crampons après une dizaine d’années de loyaux services. Elles ne sont pas les seules qui seront absentes cette année, Josée Bélanger a choisi de prendre une pause en 2017. Cela veut dire que pour le moment il ne reste plus que deux Québécoises évoluant hors de la province, Gabrielle Lambert qui est en D1 française, à Albi, et Geneviève Richard en D2 Japonaise, au Stella Kanagawa.

Du côté masculin, la situation est complètement différente. De mémoire, je n’ai jamais vu autant de québécois jouer au foot à l’étranger. Dans la dernière année, leur nombre a plus que doublé. La faute à la clique des ex du FC Montréal. Pour l’instant, ils sont huit jeunes Québécois qui ont profité de la visibilité offerte par la USL pour se trouver un club en dehors du Québec.

Le premier à se trouver une place ailleurs fut Zak Messoudi. Il est en plein camp d’entraînement avec Odd en première division de Norvège. Par la suite, le gardien Yann Alexandre Fillion a lui aussi traversé l’Atlantique pour rejoindre le FC Zurich en seconde division suisse.

Trois autres jeunes formés par l’Impact ont réussi à signer avec des équipes françaises. Viktor N’Diaye et John Dinkota ont rejoint la CFA 2 (5e division) l’été passé, le premier est avec Toulouse Rodéo, et le second est avec Oissel. Le troisième est Jérémy Gagnon-Laparé. Il vient tout juste de signer avec Vitré en CFA (4e division).

Trois autres joueurs ont trouvé des clubs depuis le début de 2017. Il y a d’abord Jems Geffrard. Il a signé en seconde division finlandaise, avec Ekenäs IF. Les deux autres se sont trouvé des places en USL. Marco Leonel Dominguez a rejoint Cincinnati, puis Masta Kacher se retrouve à Colorado Springs.

Du côté des anciens, on retrouve cinq joueurs. Il y a d’abord les vétérans Olivier Occéan et André Hainault. Le premier est avec Messoudi, à Odd en Norvège, le second est en Bundesliga 3 (D3) avec Magdeburg. Toujours en Allemagne, le gardien Julien Latendresse-Lévesque continue son séjour avec Lok Leipzig en Regionaliga (D4). Plus à l’ouest, Samuel Piette continue sa carrière en D3 espagnole avec le CD Izarra. Le dernier est Karl Ouimette qui vient de signer avec les San Francisco Deltas, la nouvelle équipe de NASL, pilotée par Marc Dos Santos.

Au total on compte donc 13 joueurs d’ici qui font carrière dans 10 championnats différents. Tout ça, c’est sans compter les Québécois qui sont dans les équipes de jeunes, puis sans compter ceux qui sont dans les universités américaines.

Il faut aussi tenir compte du fait que cette vague de signature n’est probablement pas terminée. Le premier cas à surveiller est celui de Maxim Tissot. L’ancien de l’Impact de Montréal et du Fury d’Ottawa est présentement à l’essai avec le DC United en MLS. Il faudra aussi surveiller les autres anciens du FC Montréal. Il ne serait pas surprenant d’en voir un ou deux autres se trouver une place quelque part. Alessandro Riggi est probablement celui qui a le plus de chances de se trouver un poste. Il y aura aussi quelques joueurs de l’académie de l’Impact envoyé au Fury d’Ottawa. Au moment d’écrire ces lignes, rien n’a été confirmé, mais tout semble indiquer que le gardien James Pantemis sera du nombre.

Ce qui reste à voir maintenant c’est si cette embolie est durable, ou bien si elle n’est que circonstancielle. Depuis longtemps, on voit que le nombre de jeunes qui jouent au soccer est élevé, mais on voit aussi que très peu de joueurs en font une réelle carrière. Espérons que cette tendance soit enfin chose du passé.

Ludovick Martin
@LeKurosawa