New York City FC-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Après une nulle à saveur de défaite, l’Impact passe à une nulle à saveur de victoire. Progression ou surplace? Bien que les résultats soient identiques, les choses semblent toutefois s’améliorer pour les Montréalais. On sent enfin que la machine se met en marche, sur le terrain comme en dehors. Voici mes trois constats sur ce match.

1) Bernier, pas le temps de niaiser
Patrice Bernier, étrangement substitué trop tôt lors du dernier match, semblait avoir un message à faire passer à tout le monde. Véritable métronome en milieu de terrain, le capitaine n’a pratiquement pas raté une passe de tout le match. Son après-midi exceptionnel a été notamment ponctué d’une lumineuse passe décisive sur le but égalisateur de Dominic Oduro et d’un sombrero digne des plus grands joueurs du monde sur nul autre que le pauvre Andrea Pirlo. Cette fois, Biello n’a pas commis la même erreur qu’au match précédent et a laissé son vétéran sur le terrain jusqu’à la fin du match. Pas le temps de niaiser.

2) L’Impact n’a pas paniqué
Malgré quelques sueurs froides vécues en première mi-temps et un but encaissé juste avant la pause, l’Impact n’a pas cédé à la panique et s’est tout de suite remis au travail avec application. Quelques instants après l’ouverture du score, Piatti tirait sur le poteau de Sean Johnson. De manière générale, tout au long du match, les joueurs de Biello, surtout les défenseurs, n’ont pas perdu les pédales sous la pression adverse, contrairement à ce qu’on a pu voir à plusieurs reprises la saison dernière. Bref, le bloc était moins fébrile, bien qu’il ait quand même eu de la chance à quelques reprises, notamment lors de l’occasion en or ratée par Moralez lors d’une rapide contre-attaque en surnombre. Un pas dans le bon sens.

3) Bush est en confiance
Difficile de dire si c’est le changement d’entraîneur des gardiens qui porte fruit, mais Evan Bush est jusqu’à présent, et plus particulièrement lors du match à New York, entièrement maître de ses sorties. Que le ballon soit au sol ou dans les airs, le gardien montréalais semble profiter d’une anticipation et d’un temps de réaction nettement améliorés comparativement à l’an dernier. Un exemple frappant, à la 26e minute, lors d’un petit une-deux entre Villa et Wallace qui envoie Cabrera dans le vent, Bush anticipe très bien l’action et se met immédiatement en course vers Villa au moment précis où Wallace lui renvoie le ballon; l’Espagnol n’a presque aucune marge de manœuvre et précipite son geste : une petite balle piquée, qu’il rate. Victor fait dire gracias, Evan.

L’Impact profitera d’une pause le week-end prochain, ce qui permettra à Ciman, Oyongo et Lefèvre de rejoindre leurs équipes nationales respectives (tout comme Crépeau et Béland-Goyette du côté des U23 du Canada). Ce sera l’occasion de faire le point sur les trois premiers matchs de la saison et d’en tirer des conclusions. D’autant que la suite du calendrier s’annonce complexe avec des déplacements successifs à Chicago puis Los Angeles, avant un retour à la maison (pour la première fois de l’année au stade Saputo) contre la sensation de l’heure, Atlanta United.

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer