Los Angeles- Montréal : Trois constats sur l’Impact

Match à oublier pour les hommes de Mauro Biello à Los Angeles, où le Galaxy a profité de l’avantage numérique pour surmonter les Montréalais. Il faudra maintenant effacer ce match des mémoires et se concentrer sur la rentrée au stade Saputo contre un adversaire difficile, Atlanta United FC. Donc, passons rapidement sur mes trois constats…

1) Les supporters de l’Impact ont la mémoire courte
Certains diront que les arbitres en MLS sont autant d’augustes au nez rouge entrant en piste pour faire échouer le spectacle que les artistes tentent de présenter au public. Difficile, parfois, de dire le contraire. Par contre, si les simagrées de Jones pour faire expulser Donadel sont dures à accepter pour le supporter moyen du Bleu-Blanc-Noir, force est de constater que les grotesques acrobaties de Bernardello devant Juninho la semaine précédente à Chicago étaient tout aussi frauduleuses. Pourtant, très peu de voix s’étaient élevées alors contre l’arbitrage dans le camp montréalais… L’arbitrage, c’est comme un numéro d’équilibre. Des fois ça penche à gauche, des fois à droite et au final, tout revient à la normale.

2) L’Impact doit mieux se déplacer en bloc
Constat facile, me direz-vous. C’est encore plus frappant quand on regarde un autre match de MLS pas longtemps après. Le contraste est évident. Le problème aussi. Le bloc de l’Impact n’en est pas un. La cohésion est absente, on voit un groupe qui repose sur l’exploit individuel plutôt que sur le jeu collectif. L’Impact semble vouloir bâtir le jeu à partir de la défense, mais ses latéraux, ses ailiers, et (trop) souvent ses milieux axiaux, hormis Donadel, sont trop loin devant pour pouvoir permettre à la défense de monter avec le reste de l’équipe, et donc permettre à un déplacement en bloc. Souvent, les ailiers ainsi que Bernier et Mancosu sont à plus de 40 m du jeu. C’est assez intriguant quand on sait que c’est à eux que doit idéalement parvenir le ballon. L’équipe se retrouve généralement dans un schéma 2-1-5-1 quand la défense a le ballon. Impossible de construire le jeu dans de telles conditions.

3) Bush ne maîtrise pas ses appuis
Pour qu’un gardien soit efficace contre un tir, il doit être sur ses appuis, c’est-à-dire avoir les deux pieds au sol au moment exact où le ballon part du pied de l’adversaire. En ayant les deux pieds au sol, il sera en mesure de changer de direction rapidement pour tenter de dévier ou de capter le ballon. Évidemment, vous avez compris que s’il a un pied dans les airs (voire les deux) au moment où le ballon prend la direction de son but, il réduit largement ses chances de parade. Certains diront que Bush n’a pas de chance sur le but d’Alessandrini, car il glisse. Certes, ça n’aide pas. Par contre, à la reprise, on voit clairement qu’au moment exact où Alessandrini tire, Bush se déplace vers sa gauche, puis, en tentant de corriger son faux pas, glisse et s’étale de tout son long. Mais le mal était déjà fait. Bush tente son plongeon quand le ballon est au niveau du point de penalty, alors qu’Alessandrini a tiré de l’extérieur de la surface. C’est une demi-seconde trop tard, à un niveau où, on le sait, un dixième de seconde peut faire la différence entre un but adverse et un titre de champion de la Coupe MLS. Une demi-seconde, c’est une éternité; Bush n’avait aucune chance de stopper le ballon.

C’est enfin le temps de rentrer à la maison. L’Impact sera au stade Saputo samedi prochain pour renouer avec son public, et lancer « pour de vrai » la saison à domicile du club. Espérons que cela ait un effet bénéfique sur l’équipe. Ou à tout le moins que ça réveille l’Oduro qui dort.

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer