DC United-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Une performance beaucoup plus logique rapporte trois points à l’Impact de Montréal sur le terrain de DC United. Ballou joue les héros en l’absence mentale et physique de Piatti, complètement effacé depuis son retour de blessure. Voici mes trois constats sur ce match.

1) Ciman, tel un bloc
On l’attendait avec impatience depuis le début de la saison et c’est à Washington que c’est arrivé : Laurent Ciman a enfin signé une prestation digne de son titre de meilleur défenseur de l’année en 2015. Si l’entame du match laissait entrevoir des difficultés, avec la mutation de Ciman du côté droit de la charnière centrale, le Belge s’en est tiré avec brio, enchaînant les anticipations, les interventions bien dosées et en jouant à merveille son rôle de général de la défense. Ciman était partout. Qui plus est, la permutation avec Fisher, encore auteur d’un match très satisfaisant, coïncide avec le premier zéro gardé par l’Impact cette saison, ce qui met bien évidemment de la pression sur Cabrera et Camara. Si pour ce dernier, le ralentissement soudain de Duvall au poste de latéral droit pourrait ouvrir la porte, Cabrera aura quant à lui fort à faire à son retour de blessure pour bousculer l’ordre qui semble s’établir en son absence.

2) Une prestation tactique nettement améliorée
Pour la première fois de la saison, on a vu un Impact bouger en bloc, tactiquement solide défensivement et prudent dans ses avancées vers le but adverse. Si à quelques moments, on pouvait encore voir les latéraux partir en voyage loin de leur but, l’Impact a tout de même réussi à conserver un bloc compact, ce qui lui a facilité la tâche dans tous les aspects du jeu. Malheureusement, on a encore dû se fier à un effort individuel pour faire la différence, mais comparativement aux matchs précédents, l’équipe semble avoir trouvé des pistes de solutions pour lui permettre d’avancer.

3) Arregui, maître dans les airs?
Il n’est pas très grand, mais Arregui sait jouer de la tête. L’Argentin a livré un bon match, mais a surtout épaté par sa capacité à repousser de la tête les assauts aériens de DC United. Certes, l’équipe de la capitale américaine n’est pas un foudre de guerre, mais il y a tellement longtemps qu’on n’a pas vu un joueur de l’Impact aussi habile dans les airs que ça méritait une mention. Sa présence devant la défense a ajouté une dimension de plus au rempart défensif. Très encourageant.

Un plan de match logique axé sur les forces des joueurs sélectionnés, c’est la base. Mauro Biello semblait avoir perdu ses repères depuis le début de la saison, mais est finalement revenu à une approche plus appropriée à son groupe. Il faudra voir si l’Impact bâtira sur cette prestation encourageante ou s’il retombera dans ses travers quand il recevra Columbus au stade Saputo samedi prochain… et Portland la semaine suivante. Tout ça avant d’entamer le championnat canadien. Gros mois de mai pour Biello et ses hommes.

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer