Vancouver-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Le « championnat » canadien est de retour avec son lot d’alignements étranges et de matchs décousus. Les Whitecaps de Vancouver emportent le premier volet d’un duel d’équipes réserve. Voici mes trois constats sur ce match.

1) On n’a pas compris le trio de milieux
Franchement, j’aimerais avoir une explication à donner, mais le trio Bernardello-Arregui-Mallace en milieu de terrain était un choix tellement bizarre, surtout face à une équipe alignant somme toute peu d’atouts offensifs, que je reste sans mots. Comment espérait-on assurer la transition entre la défense et l’attaque avec trois joueurs au profil naturellement défensif pratiquant un style résolument semblable? Un, ça va. Deux, ça devient difficile. Mais les trois sur le terrain en même temps? De fait l’Impact a souffert d’un manque total d’organisation au milieu qui l’a paralysé pendant que Vancouver s’infiltrait un peu partout… et que Bernier regardait, sur le banc.

2) Jackson en contrôle
Certains retiendront peut-être une énorme occasion manquée, mais la montée du numéro 24 a permis de faire bouger l’inexpérimentée charnière centrale de l’adversaire. Par ses appels, ses courses, son positionnement, Jackson-Hamel a constamment déséquilibré les défenseurs et libéré de l’espace pour ses coéquipiers, notamment Choinière, qui en a profité pour marquer. C’est simple : en 35 minutes, « AJH » a créé plus de choses qu’Oduro en a créées de tout le match (et, accessoirement, de toute la saison).

3) Crépeau, première victime de l’absence d’équipe réserve
On l’attendait depuis fort longtemps, cette première présence de Maxime Crépeau entre les poteaux du but de l’Impact. Malheureusement, le bon Maxime souffrait clairement d’un manque de minutes de jeu; ses réactions étaient souvent décalées, ses déplacements lourds, ses sorties inexistantes. Dur dur pour le portier montréalais. Difficile de le blâmer; l’intensité d’un match n’est pas celle d’un entraînement. Espérons que ce manque de vivacité ne le freinera pas de nouveau au match retour.

La table est mise pour le match retour de cette demi-finale. Ultimement, malgré la catastrophique première mi-temps du Bleu-Blanc-Noir, le fait de ramener dans ses valises un but inscrit en déplacement pourrait s’avérer très utile. Il faudra cependant démontrer plus d’entrain sur la pelouse du stade Saputo qu’au BC Place, car si les mauvais départs sont acceptables en MLS, où l’on peut carrément dormir pendant les quatre premiers mois de la saison avant de se mettre à jouer, ce n’est pas le cas en coupe, où la fin arrive bien plus prématurément pour ceux qui regardent le train passer. Bref, plus d’entrain pour ne pas manquer le train…

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer