Kansas City-Montréal : Trois constats sur l’Impact

On ne s’attendait pas à grand-chose de ce match à Kansas City. Avec les nombreux absents et une nouvelle formation tactique annoncée, plusieurs avaient lancé la serviette avant le début du match. Mais l’Impact a sorti un lapin de son chapeau. Voici mes trois constats sur ce match.

1) L’Impact a eu de la chance
Dans ce match où tout semblait pointer en faveur du Sporting, l’Impact a joué de chance. Tout d’abord quand les hommes de Peter Vermes ont, inexplicablement, levé le pied au lieu de tenter de faire le break en seconde mi-temps, puis quand Soni Mustivar a malencontreusement lancé Mancosu seul face à Melia. On a d’ailleurs vu tout de suite après l’égalisation que c’était difficile pour l’Impact quand Kansas City a remis le pied sur l’accélérateur. Sans rien enlever à la bonne prestation des Montréalais en seconde mi-temps, il faut reconnaître que sans cet excès de confiance des locaux, qui avaient cru avoir fait le travail à 1-0, l’Impact ne serait pas reparti avec un point.

2) L’Impact était venu chercher un point
Vu les absences, Mauro Biello a opté pour un dispositif tactique qui se voulait un 5-4-1 déguisé en 3-4-3. Et dès l’entame du match, on a constaté que les directives étaient claires : il fallait défendre et espérer l’un ou l’autre but obtenu en contre. Quand l’attaquant de pointe se replie continuellement dans la moitié de terrain de son équipe, on ne peut pas prétendre à la victoire, sauf avec beaucoup de chance. Ceci étant dit, ce dispositif a fourni quelques séquences intéressantes. À réessayer avec les titulaires habituels.

3) Une montagne de passes mal ajustées
Trop souvent, les hommes de Mauro Biello ont perdu bêtement des ballons en ratant des passes simples; passes dans le dos, passes trop longues, passes en touche, passes à l’adversaire et même passes à personne… Je peux comprendre que des réservistes, en manque de minutes et d’automatismes, puissent rater l’un ou l’autre ballon, mais samedi, c’en était presque honteux. Indigne d’une équipe de première division.

Pour conclure, je me dois de souligner une autre fois le solide boulot de Kyle Fisher, qui confirme sans aucun doute sa place de titulaire en défense malgré son intervention ratée sur le but de Fernandes. Implication totale, tacles très justes, très peu d’erreurs de placement… et même une pointe de leadership. Beaucoup clamaient haut et fort en début de saison que l’Impact n’avait « pas de banc », mais Fisher et Jackson-Hamel sont parvenus à faire entendre leurs arguments. Si pour Fisher, il est difficile de concevoir un retour sur le banc, le but de grande classe marqué par Matteo Mancosu à Kansas City laisse entrevoir que Jackson devra continuer à travailler fort pour voir le terrain… Cependant, on lui donnera certainement plus facilement des minutes que dans le passé.

L’Impact s’attaquera le week-end prochain à Orlando et à son mur de supporters. Un défi intéressant pour une équipe en confiance, mais en visite chez un adversaire très difficile à battre dans son nouveau domicile. Dur match à prévoir.

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer