Montréal-DC United : Trois constats sur l’Impact

Blerim Dzemaili inspire, DC United expire. L’Impact de Montréal empoche les trois points contre un adversaire fantomatique.

Voici mes trois constats sur ce match.

1) DC United, unis dans le néant
Au-delà de la victoire de l’Impact, il faut constater le vide abyssal que représente DC United. Le club de la capitale américaine avait vu son vol vers Montréal annulé la veille du match, et avait dû se rabattre sur un vol nolisé qui l’avait amené à bon port le jour même du duel contre l’Impact. Mais l’équipe est-elle vraiment arrivée à Montréal, ou le club a-t-il simplement décidé d’envoyer un représentant embaucher 18 joueurs dans un parc montréalais pour éviter les frais de déplacement? Franchement, mis à part quelques flashs de brillance d’Acosta (quelle danse dans la défense avant son tir sur le poteau!), on se demandait si DC United avait réellement le niveau de la Major League Soccer. Et la solution ne se trouvait pas non plus sur le banc, ni chez les joueurs, ni chez l’entraîneur. Si l’Impact n’avait pas raflé les trois points, on aurait pu se poser beaucoup de questions…

2) Les individualités, encore et toujours
Comme souvent, ce sont deux moments d’illumination individuelle plutôt que le fruit d’un système de jeu collectif qui ont donné l’avantage à l’Impact. Autant l’adversaire du jour était faible, autant l’Impact n’a pas été dominant. Sans deux moments de grâce d’un Dzemaili impérial, auteur d’un but magnifique (bien aidé par une défense qui ne voulait pas défendre, disons-le) et d’une lumineuse passe décisive dans la course de Duvall (bien aidé par un gardien qui ne voulait pas sortir, disons-le), le match aurait être beaucoup plus compliqué pour les hommes de Mauro Biello. Et on aurait pu se poser beaucoup de questions…

3) Ciman, Fisher, là pour rester
Je vous balance ce constat comme si je connaissais la suite des événements, et ce n’est évidemment pas le cas. Mais à mon avis, la complémentarité qui s’est développée entre Ciman et Fisher doit être préservée et cela rendra difficile la rentrée de Victor Cabrera dans le onze de base. Là où Cabrera et Ciman font le même geste, parfois en même temps, Fisher et Ciman s’aident l’un l’autre. S’il restait des doutes sur la progression fulgurante du jeune défenseur central américain, ce match (ou ce tacle sur Brown en première mi-temps) les aura, espérons-le, effacés. Pour moi, hormis Dzemaili, Ciman et Fisher étaient les deux autres hommes du match. À tout le moins, les seuls sur lesquels on pouvait écrire quelque chose…

Mais non, mais non. Il y a Duvall aussi. Le numéro 18 nous a donné une solide performance comme latéral gauche, alors que ça aurait pu vite devenir compliqué. 

L’Impact enchaînera avec un déplacement mercedi à Houston. Et Houston, c’est pas DC United. L’équipe construite par Matt Jordan compte sur d’importants fers de lance en attaque : Quioto, Manotas, Torres et Elis ont marqué 27 des 31 buts du Dynamo… et donc 15 buts de plus que DC United. Heureusement, Quioto et Elis sont partis à la Gold Cup. Les deux semaines de congé qui suivront seront l’occasion de faire le point, en plein mercato.

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer