Gold Cup 2017 : place aux quarts!

La phase de groupe a pris fin et tout est en place pour les quarts de finale, qui débuteront ce mercredi. Si le Canada a montré de belles choses, les deux favoris, eux, inquiètent. Les seconds violons habituels, comme le Costa Rica et la Jamaïque n’ont pas non plus impressionné. Le « nouveau » Canada saura-t-il en profiter?

Costa Rica-Panama (mercredi 18 h)
Si le Costa Rica est sorti logiquement premier du groupe A, il n’a cependant pas déployé un grand football, s’assurant d’une courte victoire contre le Honduras avant de faire match nul contre le Canada (encore!) et de l’emporter aisément contre la Guyane. Mais le Costa Rica reste très dangereux dans le dernier tiers adverse, comme on a pu le voir à quelques reprises contre le Canada. Va-t-il passer en seconde vitesse? Quant à lui, le Panama a fait jeu égal avec les États-Unis dans le groupe A avec deux victoires et un match nul, les Américains terminant premiers en vertu d’un plus grand nombre de buts marqués. La clé pour le Panama se trouve peut-être au bout du pied de Gabriel Torres, en forme lors de la phase de groupe. Duel serré en perspective.

États-Unis-Salvador (mercredi 21 h)
Dans cette Gold Cup, les États-Unis ont trouvé jusqu’ici toutes sortes de moyens de ne pas impressionner. Si les choses se sont améliorées contre le Nicaragua lors du troisième match, cela n’a pas empêché Bruce Arena d’apporter pas moins de six changements à son effectif en vue des quarts de finale. Signe que le doute est installé. En ce qui concerne le Salvador, il fait son chemin sans créer de vagues (une fiche de 1-1-1 et un différentiel de 0), se permettant un beau match nul contre la Jamaïque lors de son dernier match de groupe pour se qualifier parmi les meilleurs troisièmes. Avantage États-Unis.

Canada-Jamaïque (jeudi 19 h 30)
La dernière fois que le Canada a déployé un jeu aussi axé vers l’avant et agréable à regarder, c’était… euh… on s’en souvient plus! La réforme Zambrano fait un bien fou et l’entraîneur ne se gêne pas pour faire appel à tout un chacun au sein de ce groupe relativement inexpérimenté. Zambrano a de plus choisi de ramener Cyle Larin dans le groupe pour la suite du tournoi; malheureusement, l’attaquant d’Orlando est inefficace en équipe nationale. Les Jamaïcains, eux, sont de toute évidence venus à la Gold Cup pour défendre et profiter de leur rapidité en contre. La recette leur a bien servi, puisqu’ils n’ont pas perdu pendant la phase de groupe… comme cinq des sept autres équipes en quarts de finale. Le Canada devra faire le jeu (ce qui a toujours été un problème avant l’arrivée de Zambrano) et se méfier de la vitesse de son adversaire en contre. Heureusement pour le Canada, la Jamaïque est souvent très gauche dans son dernier geste et le gardien canadien Milan Borjan connaît un bon tournoi.

Mexique-Honduras (jeudi 21 h 30)
Ayant joué la Coupe des confédérations quelques semaines avant la Gold Cup, le Mexique a choisi de sélectionner un tout autre effectif pour la Gold Cup. Et l’absence des cadres se ressent. Le Mexique, malgré son différentiel de +4, peine à déployer son jeu et semble limité dans la construction. Contrairement aux Américains, on n’a pas jugé nécessaire de se renforcer en vue de la suite du tournoi. Le Honduras, quart de finaliste chanceux à la suite de sa victoire par forfait découlant de l’affaire Malouda, n’a pas démontré qu’il possédait les atouts nécessaires pour se rendre loin dans la compétition. Si la paire Quioto-Elis fait peur, elle est facile à désarmer, comme l’a démontré le Canada.

La table est mise pour la suite du tournoi. Cap sur les demi-finales, à l’horaire le week-end prochain.

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer