Montréal-Philadelphie : Trois constats sur l’Impact

Oh, que ce n’était pas joli. Mais la bande à Biello a fait l’essentiel et déposé trois précieux points à la banque. Un match qui ne passera certainement pas à l’histoire et qu’on oubliera rapidement, si ce n’est pas déjà fait. Voici mes trois constats.

1) L’Impact fait trop de passes en retrait
Véritable fléau durant la première mi-temps, les passes en retrait étaient bien trop nombreuses. L’Impact en devenait prévisible, surtout pour Fafà Picault qui partait parfois à la chasse du ballon une bonne seconde avant que la passe soit décochée (notamment sur son but). En fait, le nombre de ballons que Bush a reçu est simplement indécent, surtout quand on connaît la qualité de ses relances. Et le mal était généralisé; les joueurs qui avaient généralement la tâche de relancer n’avaient pas automatiquement comme premier réflexe de jouer vers l’avant. Pénible.

2) Donadel est essentiel
Ce match, si mauvais fût-il, a au moins permis de montrer une autre fois le contraste frappant entre un Impact avec Donadel et un Impact sans Donadel. Dès la montée de l’Italien, on a senti une plus grande fluidité dans le jeu de l’Impact et un meilleur rythme. Sans nul doute, l’Italien a confirmé qu’il était un élément essentiel à l’équipe en ce moment et, espérons-le, fait comprendre aux principaux intéressés que le recrutement pour remplacer le vétéran de 34 ans devrait être une priorité. Une grosse priorité. LA priorité. THE priority. Je l’écrirais en italien aussi, au cas, si je savais.

3) Mancosoù?
Avis de recherche : Buteur italien de Serie B, arrivé de Bologne en juillet 2016. Âgé de 32 ans, porte le maillot de l’Impact floqué du numéro 21. Si aperçu, ne pas lui donner de ballon pour éviter de le faire fuir. Composer immédiatement le 1 800 BIELLO. Récompense.
Oui, on est rendu à l’étape de blagues douteuses dans le cas de Mancosu. Si lors de son point de presse cette semaine, Adam Braz vantait le nombre de buts marqués par l’Impact durant la première moitié de saison, ce n’est certes pas à Mancosu qu’il envoyait des fleurs. L’Italien est méconnaissable, totalement invisible, complètement perdu. On espère que quelqu’un trouvera la formule magique pour le retransformer en prince, parce que là, ça ne marche pas du tout. Et tout ça arrive la saison où Jackson-Hamel, désormais surnommé le « bombardier de Limoilou » par certains, sort de sa coquille. Le réveil est nécessaire et urgent pour l’ami Matteo. Et pour l’Impact.

Bon. Ne nous étendons pas plus longuement sur ce match horrible qui n’était pas sans rappeler quelques siestes du dimanche après-midi en seconde division. Le FC Dallas arrive en ville. L’Impact devra cette fois être beaucoup plus alerte pour espérer un dénouement heureux.

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer