Atlanta-Montréal : Trois constats sur l’Impact

Autant le résultat à Toronto était inattendu, autant celui à Atlanta était plutôt prévisible. Par contre, ça aurait bien pu être différent. Voici mes trois constats sur ce match.

1) 3-5-2? Pas tout à fait.
Sans surprise, Mauro Biello est revenu avec le 3-5-2 employé à Toronto. Ou le 5-3-2, tout dépendant de comment vous préférez le voir. Cependant, ce n’était pas tout à fait ça. Le 2 était plutôt un 3. De toute évidence, Dzemaili avait reçu la consigne de jouer plus haut sur le terrain, pour accompagner Piatti et Jackson et donner plus de poids aux contre-attaques du bleu-blanc-noir. 3-4-3 (ou 5-2-3), donc. La tactique a somme toute bien fonctionné, puisque l’attaque d’Atlanta n’était pas aussi éclatante qu’à l’habitude (bien que la sortie d’Almiron tôt dans le match ait beaucoup aidé). Bref, on voulait défendre à sept et contrer rapidement à trois. Pas fou. Ça aurait bien pu marcher, puisque l’Impact n’a pas été complètement largué et aurait pu faire beaucoup mieux sur quelques occasions.

2) Ça manquait de communication
On a souvent vu les hommes de Biello garder trop longuement la balle au pied quand le danger arrivait, notamment Piette sur la phase qui mène au but de Villalba. À quelques reprises aussi, Dzemaili a pris tout son temps avant d’armer un tir ou d’exécuter une passe, alors qu’il avait un joueur qui revenait dans son dos. Sur ses séquences, personne n’a semblé avertir son collègue que l’adversaire approchait. Certes, la foule, bruyante, dans un stade qui semble beaucoup réverbérer le son en plus, a probablement eu son rôle à jouer dans une certaine mesure. Dans un match aussi longuement serré, c’est le genre de détail qui peut faire une différence.

3) Dzemaili est vidé
Pour moi, il était clair que de faire venir Dzemaili plus tôt que tard comportait son lot de problèmes. Voici le portrait des 18 derniers mois de Dzemaili : une énorme seconde moitié de saison avec Genoa en 2016, suivie d’un Euro avec la Suisse, de vacances forcément écourtées en raison du tournoi, puis d’un retour au travail pour une grosse saison 2016-2017 avec Bologne, avant d’enchaîner immédiatement avec une course aux séries en Major League Soccer. Au-delà des difficultés physiques, c’est surtout dans la tête que Dzemaili a des écarts. On l’a vu à Atlanta. Le Suisse n’a plus la vivacité d’esprit nécessaire pour être explosif dans les combinaisons avec ses coéquipiers, prend parfois un quart de seconde de trop pour réfléchir à quoi faire avec le ballon et oublie par moment de simplement suivre l’action. On ne peut cependant plus le reposer…

Beaucoup de supporters estiment désormais que la saison est foutue. Cependant, une récolte de trois points sur neuf contre Minnesota, à Toronto et à Atlanta est une performance logique. Le problème vient du fait que l’Impact a raté son coup contre Minnesota, ce qui laisse en bouche un goût amer de naufrage catastrophique. Il faut savoir relativiser. L’Impact, avec quatre matchs à jouer, est à une longueur des Red Bulls et de la dernière place donnant accès aux séries. C’est là-dessus qu’il faut se focaliser, dirait Biello. L’équipe n’est pas morte et autant elle doit amasser des points, autant la troupe de Jesse Marsch doit faire la même chose pour assurer sa survie alors qu’elle n’a pas gagné depuis le 12 août…

Crucial prochain match à domicile ce mercredi contre New York City FC… qui a cumulé jusqu’à présent une fiche parfaite lors de ses visites au stade Saputo (1-2, en 2015, 1-3 en 2016).

Eric Chenoix
@EricVking
@capitainesoccer
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